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16/07/2019
Euro U20 : La France battue par la Pologne
Pour son troisième match au Championnat d'Europe U20, l'équipe de France juniors a livré un beau combat, mais s'est inclinée contre la Pologne (17-25, 26-24, 17-25, 22-25). Elle affronte la Russie mercredi.
Battue en trois sets serrés par l'Italie en ouverture, puis en cinq manches par la Belgique, l'équipe de France juniors a concédé une troisième défaite dans la poule II de l'Euro U20. Ce lundi au Sportcampus Lange Mute de Courtrai, les Tricolores ont souvent fait jeu égal avec les Polonais, mais se sont tout de même inclinés en quatre manches (17-25, 26-24, 17-25, 22-25). La faute à un certain manque de réalisme, récurrent depuis le début du tournoi.


"On a toujours autant de mal à entamer les parties et à mettre la main sur le match, regrette ainsi l'entraîneur des Bleus Jocelyn Trillon. Face à cette équipe polonaise qui était fébrile au départ, au lieu de mener 8-2, on se retrouve à 4-4... Derrière, on se crée des situations, mais on ne met pas le ballon par terre. C'est un peu comme hier contre la Belgique, on n'est pas loin, on est même tout près, mais à la fin, le dernier point, il faut le mettre par terre, et pour l'instant, ce sont les adversaires qui le font. Le constat est dur, mais il faut qu'on aprenne à gagner ces moments chauds, à être un peu plus « guerrier », un peu plus instinctif, un peu plus animal. Il faut que ça devienne beaucoup plus automatique dans ces moments durs. Cette équipe a encore beaucoup à apprendre dans ce domaine-là. Nos joueurs ont beaucoup de qualités, mais pour gagner, il leur manque pour l'instant cette espèce d'animalité."
 
Revenus à un set partout au forceps et devant au score dans la troisième manche, les Bleus n'ont en effet pas su prendre définitivement l'ascendant. "Dans le troisième set, on mène 16-13, et il y a un joueur polonais qui fait un excellent passage au service, relate Jocelyn Trillon. Il a enchaîné les aces et de notre côté, on n'a pas su tenir les ballons. On a une occasion de reprendre la main à ce moment-là, mais on commet une faute. Ils se sont mis en confiance au service et derrière, l'école du bloc polonais fait son effet. Sur l'ensemble du match, ils ont deux fois plus de blocs que nous (12 à 6), comme lors du premier match contre l'Italie (8 à 4), ce sont des détails et le constat est un peu amer, mais au moins, on sait où on doit travailler."

La défense et l'instinct "animal" sont clairement les chantiers principaux de ce groupe très jeune. "Nos joueurs prennent de l'expérience, et c'est toujours positif, juge leur entraîneur. Dans ce genre de compétition, ils se confrontent au savoir-faire international, ils voient des éléments techniques qu'ils ne maîtrisent pas encore et qu'ils vont devoir apprendre. Un joueur comme François Rebeyrol a pris beaucoup d'expérience sur ce match contre la Pologne. Notre pointu Célestin Cardin a eu une préparation très courte après une blessure, donc être capable d'enchaîner trois matchs consécutifs, c'est un bon apprentissage de la résistance. On a fait pas mal tourner, Thomas Gill a pu montrer ce qu'il savait faire... C'est un groupe très jeune en termes de maturité, donc on a besoin de jouer un maximum de matchs pour acquérir cette maturité."

Si l'objectif initial de se qualifier pour les demi-finales est désormais hors de portée, il reste au moins deux matchs (mercredi contre la Russie et jeudi contre la Turquie) aux jeunes Bleus pour renouer avec la victoire et pourquoi pas accéder aux matchs de classement. "On va se battre pour ne pas rentrer à la maison trop tôt, confirme Jocelyn Trillon. J'attends de mes joueurs qu'ils me montrent qu'ils ont envie de rester ici pour jouer le plus de matchs de haut niveau possible. Ils ne doivent penser qu'à ça, à faire encore quatre matchs et pas seulement deux. Pour cela, il faudra qu'on laisse deux équipes derrière nous, donc il faudra gagner contre la Russie et contre la Turquie. Après une journée de repos où on va essayer de se vider la tête, il va falloir aller au charbon."