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08/05/2018
Equipe de France féminine : 19 joueuses à Pau
L’équipe de France féminine attaque mercredi à Pau la préparation de sa saison internationale, avec trois compétitions au programme, la European Golden League, les Jeux Méditerranéens et surtout la qualification au Championnat d’Europe 2019. Responsable du projet féminin, Emile Rousseaux compte profiter de cet été pour procéder à une vaste revue d’effectif.
En attendant les arrivées de Juliette Fidon, toute fraîche championne de France, qui s’est vu accorder quelques jours de repos, et de la centrale Chloé Mayer, retenue pour des examens universitaires, Pau accueille à partir de mercredi le premier rassemblement de l’année de l’équipe de France féminine. 19 joueuses ont été retenues par Emile Rousseaux pour préparer la première échéance de la saison internationale, qui arrive très vite, la nouvelle European Golden League, soit six matchs (trois à l’extérieur, trois à domicile, au Parc des Sports des Nations de Vandoeuvre-lès-Nancy) du 20 mai au 6 juin, et éventuellement le Final Four les 14 et 15 juin.

En réalité, certaines, celles qui avaient terminé leur saison en club plus tôt, car non qualifiées pour les playoffs ou éliminées au premier tour, ont déjà commencé à travailler depuis le 25 avril dans les installations du CREPS de Toulouse habituellement occupées par l’IFVB, sous la houlette de Laurent Delacourt, adjoint et préparateur de l’équipe de France féminine, à savoir Oriane Amalric, Manon Bernard, Schérine Dahoué, Alexandra Dascalu (repartie depuis, elle reviendra fin mai), Marie Salbot et Nina Stojiljkovic. De son côté, Christina Bauer, ayant besoin de ménager son épaule, passera deux jours à Pau et devrait réintégrer le groupe plus tard, tout comme sa coéquipière cannoise Helena Cazaute, revenue cette saison de sa sérieuse blessure au genou et à qui le staff a souhaité accorder un peu plus de récupération.

Présent cette semaine dans le Béarn, Emile Rousseaux, qui sera secondé par Félix André (ce dernier dirigera l'équipe de France lors de la European Golden League), Laurent Delacourt et Guillaume Condamin, va présenter aux joueuses le programme de la saison qui sera compartimenté en trois blocs, avec d’abord la préparation de la European Golden League, ensuite celle des Jeux Méditerranéens (22 juin-1er juillet à Taragone), qui seront précédés d’un stage de huit jours à Toulouse, enfin celle des qualifications au Championnat d’Europe 2019, l’objectif majeur de l’été, avec une poule D qui débutera par quatre matchs du 15 au 25 août (Danemark et Géorgie à domicile, à Belfort, Portugal et Géorgie à l’extérieur) et s’achèvera début janvier 2019 (réception du Portugal, déplacement au Danemark).

Pour Emile Rousseaux, l’enjeu de cette première saison à la tête de l’équipe de France est double : "Il y a deux objectifs à faire cohabiter : un objectif à court terme de résultats, avec principalement la qualification pour le Championnat d’Europe, ensuite, il y a l’objectif à long terme qui est les Jeux Olympiques de 2024. Dans cette perspective, c’est très important pour nous de d’ores et déjà faire un recensement de toutes les filles aujourd’hui disponibles, il s’agit de ne pas passer à côté des joueuses à potentiel".

Les stages de mai et de juin vont donc avant tout servir au technicien belge à procéder à une vaste revue d’effectif en ouvrant le groupe à un maximum de jeunes joueuses, y compris celles ayant peu ou pas évolué en Ligue A à ce jour, mais aussi de les faire travailler dans cette perspective de long terme. "Il faut que les filles susceptibles de jouer en 2024 puissent s'appuyer sur un programme d’été de qualité, tant dans le volume que dans l’intensité. Des choses sont mises sur pied cette année que nous pourrons encore davantage développer l’année prochaine", confirme Emile Rousseaux qui voit "un premier signe positif" dans la récente qualification des juniors de Philippe Salvan pour le Championnat d’Europe U19. Toujours dans le but de faire émerger les talents de demain, deux stages d’un "groupe B" seront par ailleurs organisés en juin.

A l’issue de ces deux premiers mois de travail, un groupe de seize joueuses sera annoncé pour préparer la qualification au Championnat d’Europe, avec un stage à Vichy à partir du 17 juillet puis un second début août à Belfort, le tout entrecoupé de rencontres amicales. Bref, le programme sera copieux, et s’il ne promet pas de miracles pour le premier rendez-vous dans la saison dans la mesure où c’est un groupe inexpérimenté de 14 joueuses qui disputera la European Golden League, Emile Rousseaux attend de ses troupes motivation et travail : "La détermination n’est pas une option, c’est une absolue nécessité, il faut se mettre sur le registre de la détermination et de la progression. La situation du volley féminin en France aujourd’hui nécessite des attitudes positives et participatives, je veux de l’humilité combattante. La Fédération fait des efforts, avec un nouveau programme d’été qui marque une vraie volonté de reconstruction du volley-ball féminin, il faut un état d’esprit pour participer à la transformation des choses". Le message sera passé cette semaine.

Les joueuses présentes à Pau (9-19 mai) :

Passeuses : Oriane Amalric (Evreux), Nina Stojiljkovic (Stade Français Paris-Saint-Cloud)
Centrales : Christina Bauer (Cannes), Eva Elouga (IFVB/Limeil-Brévannes), Clémence Garcia (Béziers), Pauline Martin (Venelles), Chloé Mayer (Vandoeuvre-Nancy), Léandra Olinga (Evreux), Amandha Sylves (IFVB)
Liberos : Manon Bernard (Vandoeuvre-Nancy), Amandine Giardino (Saint-Raphaël), Léa Soldner (Mulhouse)
Réceptionneuses/attaquantes : Schérine Dahoué (Chamalières), Juliette Fidon (Béziers), Lisa Jeanpierre (Mulhouse), Odette Ndoye (Nantes), Safiatou Zongo (Evreux)
Pointues : Julie Oliveira Souza (Saint-Raphaël), Marie Salbot (Venelles)