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21/08/2017
Kevin Tillie, retour en douceur
Réintégré dans la liste des 14 retenus pour l’Euro 2017 (24 août-3 septembre) en tant que deuxième libero, Kevin Tillie compte apporter son expérience et son envie à des coéquipiers déterminés à conserver leur titre en Pologne.
La saison 2016-2017 de Kevin Tillie aura été marquée du sceau de la douleur. Gêné depuis des mois par des inflammations aux genoux qui auront nécessité des injections de plasma à son retour de Rio, le réceptionneur/attaquant des Bleus a d’abord passé son début de saison à se soigner, avant d’effectuer son retour fin novembre sous les couleurs du champion de Pologne, Zaksa. Quelques semaines de répit jusqu’à une blessure à l’épaule gauche mi-mars nécessitant une opération, qui sera suivie en avril d’une nouvelle intervention aux genoux (peignage des tendons), histoire de tenter de régler une bonne fois pour toutes ces douleurs récurrentes.

Double rééducation au programme donc pour Kevin Tillie qui n’a pas ménagé sa peine pour être en mesure de réintégrer l’équipe de France, chose faite pour l’Euro 2017. Dans quel état physique ? "Ça va, je ne suis pas encore à 100%, il y a des hauts et des bas, mais dernièrement, au tournoi Wagner à Cracovie, je me suis senti de mieux en mieux. Mon coach personnel, qui m’a aidé à me remettre sur pied à Antibes, trouve que je suis plutôt en avance par rapport à la rééducation, c’est de bon augure. Je ne peux pas encore faire les sauts au maximum, il faut que je me réhabitue à la douleur des réceptions, donc pour le moment, je fais tout ce que peut faire un libero."

"Mon rôle est d’apporter mon envie, mon expérience et de booster le groupe"

C’est en effet en tant que deuxième libero des Bleus que l’intéressé, 26 ans, a été rappelé par le sélectionneur Laurent Tillie qui confiait la semaine dernière, à propos de ce choix : "C’était un choix difficile à faire, surtout pour Nicolas Rossard (qui dispute les Universiades à Taipei, ndlr), mais avant de se blesser, Kevin Tillie prenait de plus en plus de place dans l'équipe ; en vue de l’avenir, ça me semblait important de le réintégrer." S’il risque de peu jouer, voire pas du tout, en Pologne, Jenia Grebennikov tenant la baraque au poste de libero, l’ancien joueur d’Izmir entend bien en revanche jouer un rôle important au sein du groupe : "J’arrive en pleine forme après un peu de vacances, même si elles ont été rythmées par la rééducation, du coup, mon rôle est d’apporter mon envie, mon expérience et de booster le groupe. Et s’il y a besoin d’un peu de récep et de défense, je serai là, je vais peut-être prendre la place de Jenia !", sourit celui qui a suivi de près l’excellente première partie de saison (victoires sur le TQCM de Lyon et la Ligue Mondiale) d’une équipe de France en partie remaniée.

"Je suis venu à Lyon, j’ai aussi passé quelques week-ends sur le plateau de beIN SPORTS, j’étais certes un peu frustré de ne pas jouer, mais surtout vraiment content qu’on gagne, ça prouve la supériorité de la France sur la longueur, ça fait maintenant trois ans qu’on gagne des titres, c’est cool. Et franchement, j’ai été étonné par le niveau des jeunes qui sont arrivés, je pensais qu’ils auraient un petit temps d’adaptation, mais non, ils sont arrivés direct à 100%, c’est génial." Reste à poursuivre sur cette lancée en Pologne, "le pays du volley" où le joueur a évolué ces deux dernières saisons, ce qui passe par un bon parcours dans une poule qui verra les Bleus croiser le fer successivement avec la Belgique, les Pays-Bas et la Turquie. "C’est une poule un peu plus facile théoriquement, mais on est l’équipe à abattre, tous nos adversaires vont jouer à 100% contre nous. Au tournoi Wagner, on a senti lors du dernier match contre les Canadiens qu’ils voulaient vraiment nous « tuer », c’est la preuve de ce qui peut nous attendre à l’Euro." L’équipe de France est prévenue, elle est attendue en Pologne, Kevin Tillie sera en tout cas là pour le rappeler à des coéquipiers…