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30/06/2017
Laurent Tillie : « Profiter au maximum »
L’équipe de France s’est envolée ce vendredi pour Curitiba (Brésil), théâtre du Final Six de la Ligue Mondiale (4-8 juillet). L'occasion de faire le point avec le sélectionneur Laurent Tillie.
Avez-vous eu le temps de souffler après le dernier week-end de Ligue Mondiale à Anvers ?
Oui, complet ! J’ai dormi les trois premiers jours, j’étais épuisé, je pense que les joueurs, c’était pire. Il a ensuite fallu une période de tampon et là, on a remis la pression. Mais on avait tous besoin de cette décompression parce que cette première partie de saison a été émotionnellement très chargée, avec cette qualification pour le Championnat du monde que nous voulions décrocher et l’enchaînement sur la World League où nous voulions bien faire, le tout sans trop savoir quel niveau nous allions avoir.

A l’arrivée, ce début de saison s’est déroulé comme dans un rêve…
Oui, ça s’est enchaîné de façon parfaite, c’est incroyable la qualité de jeu qu’on a montrée, c’est vrai que ça a été un peu comme dans un rêve. Maintenant, on sait que la réalité va revenir très vite, on se prépare à ça, mais nous sommes vraiment satisfaits de ce que nous avons vécu.

Auriez-vous imaginé que l’intégration des nouveaux se fasse si vite ?
L’intégration a été faite rapidement, facilitée par l’ossature des anciens, il y a eu une acceptation et un encouragement. Il y a aussi eu la prise de pouvoir des joueurs qui, l’année dernière, jouaient moins, à savoir Trévor (Clevenot) et Thibault (Rossard) qui ont très bien joué sur toutes les compétitions ; Julien (Lyneel) qui est revenu très fort, Benjamin (Toniutti) qui a été là comme d’habitude, sans oublier Kevin Le Roux et Nicolas Le Goff au centre, et Jenia (Grebennikov) qui a fait une qualification au Championnat du monde et une World League extraordinaires.

Franchement, avez-vous été surpris par ces performances ?
Oui, je pense que nous avons tous été surpris et bluffés par cette qualité et la concentration dont nous avons fait preuve pendant les stages et pendant les matchs.

"On va essayer de ne pas descendre !"

Vous voilà donc au Final Six dans un cadre qui s’annonce exceptionnel…

Oui, pour nous, ça va être une nouvelle expérience puisqu’on va jouer dans un stade de foot. On a hâte de se frotter aux Serbes, aux Américains encore, peut-être aux Brésiliens, on y va surtout pour profiter au maximum et essayer de bien jouer. C’est la première fois que la France dispute ce Final Six pour la troisième fois consécutive, cette succession de participations est vraiment très importante.

Médaille d’or en 2015, médaille de bronze en 2016, meilleure équipe de la phase de poules, l’équipe de France va être attendue…
On va essayer de ne pas descendre ! Cela fait maintenant deux ans que nous sommes attendus, on se prépare, on essaie de ne se concentrer que sur notre jeu.

Avez-vous des certitudes sur votre jeu ?
On n’a jamais de certitudes, mais on travaille beaucoup : le service-réception, la défense… Sur le début de saison, nous avons été performants au bloc, et à l’attaque, nous avons des pourcentages d’attaque assez extraordinaires avec très peu de fautes, c’est vraiment encourageant.

Ces progrès au bloc sont-ils le résultat d’un travail particulier ?
Non, parce que nous avons eu très peu de temps pour travailler, je dirais qu’il y a beaucoup plus de concentration, les joueurs ont pris conscience que c’était un domaine dans lequel nous devions progresser pour avancer.

Un mot sur vos deux adversaires en poule, les Etats-Unis et la Serbie ?
Les Etats-Unis vont à mon avis beaucoup mieux jouer qu’en phase de poules, parce qu’ils s’entraînent plus régulièrement, c’est une équipe renouvelée, mais très agressive et physiquement très forte. La Serbie, c’est une équipe qui joue crescendo avec des joueurs malins, physiques, joueurs et qui ont l’habitude des grands rendez-vous.

Et le Brésil ?
On a envie de les retrouver, c’est une référence dans le monde, ils sont champions olympiques… Même s’ils ont un ou deux joueurs blessés, ça reste une équipe extraordinaire, tant sur le plan des individualités que sur le plan collectif.