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18/01/2024
Paris 2024 : L’œil des coaches, épisode 2
Jusqu’au coup d’envoi des Jeux Olympiques de Paris 2024 (27 juillet-11 août), Emile Rousseaux et Andrea Giani, entraîneurs des équipes de France féminine et masculine de volley-ball, vous feront partager le quotidien de la préparation. La parole est à Andrea Giani qui raconte comment il suit les joueurs tricolores au quotidien.
Un suivi à plusieurs niveaux

« Avec mon staff, nous nous réunissons toutes les semaines en visio et quand nous le pouvons, nous organisons des rassemblements physiques. Ça a notamment été le cas la semaine dernière, nous nous sommes retrouvés à Tours à l’occasion du match de Ligue des champions entre Tours et Resovia, nous avons un autre meeting prévu en mars. Après l’Euro, nous avons mis en place un plan de suivi des joueurs qui se fait à plusieurs niveaux : le médecin et le kiné assurent au quotidien une veille des joueurs pour être en permanence au courant de leur condition physique. Ils les appellent ou leur envoient des messages régulièrement, et en cas de problème physique ou de blessure, ils entrent immédiatement en contact avec le staff médical du club pour échanger sur le protocole de guérison. Cela a été par exemple le cas récemment avec Jenia Grebennikov qui a eu un problème de genou, mais a repris l’entraînement la semaine dernière avec son équipe du Zénith Saint-Pétersbourg, il devrait faire son retour très vite, c’est une bonne nouvelle. Notre préparateur physique suit également en permanence les joueurs, il leur envoie régulièrement un programme d’exercices, notamment via des vidéos, en complément de leur travail en club.
Tout ce travail quotidien du staff me permet de connaître de façon très précise la condition physique de chaque joueur en temps réel. De mon côté, je suis bien sûr aussi en contact avec mon groupe. Je regarde d’abord beaucoup de matchs et quand je peux, je vais voir les matchs sur place, ça me permet d’échanger avec eux après la rencontre. Par exemple, la semaine dernière, après le match entre Tours et Resovia, j’ai notamment pu discuter avec Yacine Louati. Ce soir (jeudi 18 janvier), je serai à Milan pour le playoff de Coupe de la CEV face à Zawiercie, l’équipe de Trévor Clevenot, et la semaine prochaine, je vais en Pologne pour rencontrer « Totti » (Benjamin Toniutti), Jean (Patry) et Kevin (Tillie). Habitant toujours en Italie, j’assiste évidemment à certains matchs des équipes des joueurs français, Piacenza (Antoine Brizard), la Lube (Barthélémy Chinenyeze) et Cisterna avec Théo Faure qui fait une très bonne saison, sa continuité est remarquable. Ce n’est pas évident d’arriver dans le Championnat italien, il a commencé d’entrée très fort et depuis, il ne fait qu’enchaîner les bons matchs, au point d’être le meilleur marqueur de la ligue. »

Des performances très satisfaisantes

« Je suis d’ailleurs heureux car quasiment tous les joueurs sont performants depuis le début de la saison. Nous avons eu quelques blessures, mais ils ont aujourd’hui presque tous récupéré. La plupart jouent très bien et contribuent à la bonne saison de leurs clubs respectifs, ils sont par exemple encore nombreux à être en lice dans les coupes européennes, notamment en Ligue des champions.
C’est très satisfaisant car nous n’aurons pas beaucoup de temps pour préparer la saison internationale, je souhaite que les joueurs arrivent en équipe de France en bonne condition physique, mais aussi avec derrière eux une bonne saison en club, car nous aurons pour ambition dès la Volleyball Nations League de gagner tous nos matchs. Après la VNL, nous n’aurons ensuite que trois semaines pour préparer les Jeux Olympiques, l’objectif est d’y arriver avec de la confiance et dans une bonne dynamique de victoire. C’est aussi pour ça que j’ai choisi d’entrée de travailler cette saison avec un groupe réduit. »