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(Miniature) L’interview bleue : Julie Oliveira Souza
Photo : plusliga.pl
29/11/2019
L’interview bleue : Julie Oliveira Souza
Après une saison dernière passée à Mougins, Julie Oliveira Souza a fait le choix de s’expatrier et de signer à Legionowo, club évoluant en PlusLiga polonaise, où elle a fait des débuts remarqués. La pointue tricolore de 24 ans raconte son adaptation à un championnat « de haut niveau ».
Pourquoi as-tu choisi de venir jouer en Pologne et à Legionowo ?
Ça s’est fait très tôt la saison dernière, je trouvais que tout allait dans le bon sens : un entraîneur réputé pour être un bon coach (l'Italien Alessandro Chiappini), un championnat de haut niveau, très homogène, un peu au-dessus du Championnat de France, un club stable dans la ligue polonaise et l’opportunité d’avoir du temps de jeu, donc quand l’offre s’est présentée, je n’avais pas de raison de refuser, bien au contraire.

Au moment où tu as fait ton choix, Juliette (Fidon) avait-elle aussi été contactée ?
Non, pas du tout, ça n’a pas compté dans ma décision, puisqu’elle a signé un mois après moi, je ne savais pas du tout qu’elle allait venir, elle me l’a dit après, quand on s’est retrouvées en équipe de France.

Comment cela se passe-t-il depuis le début de la saison ?
Franchement, tout se passe super bien, je suis vraiment très contente de jouer ici, l’ambiance avec les filles est super bonne, avec le coach aussi, on s’entraîne beaucoup mais bien, et le niveau est très bon.

Le fait d’arriver dans un nouveau club dans la peau une joueuse étrangère met-il un peu de pression au début ?
On a évidemment un peu de pression sur les épaules, mais je dirais qu’au contraire, comme on ne nous connaît pas, ça permet de jouer libérée, de montrer son vrai niveau, les gens n’ont pas d’a priori.

Tu as signé des grosses statistiques en début de saison, es-tu satisfaite de tes prestations personnelles ?
Oui, même si j’ai eu quelques problèmes au dos ces dernières semaines qui m’ont un peu freinée, je suis assez contente de ce que j’ai fait. Maintenant, le plus important est de performer sur la durée, et surtout d’un point de vue collectif. On n’est jamais complètement contente de ce qu’on fait, on veut toujours plus, mais jusqu’ici, ça se passe très bien.

Quels sont les objectifs du club cette saison et êtes-vous dans les clous ?
L’objectif est d’abord de finir parmi les dix premières équipes d’ici la fin de la première partie de la saison, ce qui nous permettrait de jouer la Coupe de Pologne (le club est 7e après 8 journées). Ensuite, on veut se qualifier pour les playoffs, donc finir dans les huit, et aller le plus loin possible. Pour l’instant, on a surtout joué contre les meilleures équipes, donc là, en quelque sorte, notre championnat a vraiment commencé depuis deux journées avec des matchs contre des équipes plus à notre portée qu’il faut absolument gagner pour rentrer dans les dix. Ce qui va être compliqué, parce que, comme je le disais, le championnat est très homogène, tout le monde peut battre tout le monde, les équipes sont très proches les unes des autres, à chaque journée, c'est un gros match.

Est-ce que l’adaptation à la vie polonaise a été facile ? Es-tu bien installée ?
Oui, on est bien installées, nous sommes à cinq minutes de la salle et à 30-40 minutes de Varsovie, ce qui nous permet d’y aller quand on a un peu de temps libre. Il faut un peu s’habituer à faire ses courses en ne comprenant rien, mais ça va, on a été bien accueillies. Et le fait d’être avec Juliette rend les choses plus faciles, on passe pas mal de temps ensemble, on se connaît depuis dix ans, même si on essaie de faire en sorte qu’il n’y ait pas de clans, on se mélange aussi avec les autres filles, les Polonaises et Olga Stranzali, la troisième étrangère (internationale grecque).

Allez-vous rentrer en France cet hiver ?
Oui, nous avons cinq jours du 22 au 26 décembre, ça va faire du bien de rentrer. Nous étions déjà rentrées une première fois début octobre, parce que nous avions eu trois jours de libre, c’était sympa.

Finissons par l’équipe de France ; tu avais disputé la première partie de la saison dernière avec les Bleues, pas l’Euro, cela a-t-il été difficile à vivre de ne pas y aller ?
C’était un peu compliqué, mais pendant tout l’été, j’ai eu des petites blessures à répétition, une élongation à la cuisse, une autre à un abdo… Du coup, on s’est mis d’accord avec Emile sur le fait qu’il valait mieux que je me soigne et que je prépare ma saison avec mon club, plutôt que de m’entraîner à moitié en essayant de revenir.
 Les mois de juillet et août ont été un peu « galère ». J’étais déçue forcément, mais ça m’a permis de rejoindre mon club plutôt que prévu.

Comment as-tu vécu cet Euro à distance ?
Il y a forcément eu un peu de déception, surtout après le premier match (victoire contre la Bulgarie), on espérait gagner un peu plus de matchs. Mais je pense que c’est une compétition de bon augure pour la suite. Cette saison, nous sommes plusieurs à être parties jouer à l’étranger, nous avons toutes plus de temps de jeu, ce qui était un problème ces dernières années, il n’y a donc pas de raison pour que ça n’aille pas de mieux en mieux. Je suis pressée de retrouver l’équipe l’été prochain pour voir comment, chacune dans nos clubs, on aura progressé cette saison.