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(Miniature) Jenia Grebennikov : « On est au taquet »
Photo : J.M. Hervio / FFVolley
28/08/2019
Jenia Grebennikov : « On est au taquet »
Après une semaine de vacances dans la foulée du Tournoi de qualification olympique de Gdansk, les joueurs de l’équipe de France se sont retrouvés en début de semaine dernière à Saint-Nazaire pour préparer l’EuroVolley 2019 à domicile. A la veille du premier match de préparation face à la République tchèque, Jenia Grebennikov évoque L’Euro qui constitue l’objectif prioritaire des Bleus cette saison.
Avant de parler de l’EuroVolley, revenons sur le TQO, votre défaite face à la Pologne et donc votre non-qualification pour les Jeux (la France aura une dernière chance sur un TQO européen en janvier) a-t-elle été difficile à digérer ?
Oui, d’autant que nous avons perdu en trois sets assez secs. Nous avons été moins bons que la Pologne, nous n’avons pas mérité la qualification vu le niveau de jeu qu’ils ont montré, on savait que ça serait très difficile, c’est un match où on a essayé de tout donner mais on n’a pas réussi à faire face à ces Polonais qui ont super bien joué, ça nous montre le chemin que nous avons encore à parcourir.

Que vous a-t-il manqué pour davantage rivaliser avec eux ?
Un peu de tout. Maintenant, ils sont doubles champions du monde en titre, ils jouaient chez eux, étaient renforcés par Leon, c’était compliqué. C’est dommage parce que nous avions fait un bon match la veille contre la Slovénie, on pensait qu’il y aurait un coup à jouer, ils ont vite coupé court à nos espoirs en nous mettant beaucoup en difficulté en réception, au bloc... Dans tous les compartiments du jeu, ils nous ont dominés. Maintenant, la qualification n’est pas finie, on reviendra en janvier encore plus forts.

Avez-vous débriefé ce match en vidéo ?
Non, on ne l’a pas revu, mais on a parlé ensemble de ce qu’il fallait apporter de plus pour être performants à l’Euro et on travaille sur plusieurs aspects de notre jeu pour l’améliorer et ne pas se faire déjouer comme ça a été le cas en Pologne. On communique toujours beaucoup ensemble pour essayer de tirer le groupe par le haut.

Vous avez eu une petite semaine de vacances à votre retour de Gdansk, était-elle salutaire ?
Oui, bien sûr, déjà parce que ça a permis d’effacer en partie cette défaite en Pologne, ensuite de lâcher un peu mentalement avant de préparer cet Euro qui est très important pour nous. On a repris il y a dix jours, on est tous au taquet pour arriver en forme au Championnat d’Europe. La préparation se passe super bien, nous sommes dans un super cadre, les conditions d’entraînement sont top, il ne fait pas trop chaud, on travaille bien physiquement, techniquement et tactiquement, tout est fait pour qu’on soit bien.

Vous affrontez la République tchèque mercredi à la Soucoupe de Saint-Nazaire, qu’attends-tu de ce match ?
De voir où on en est dans notre préparation, de bien jouer, de bien communiquer, de se faire plaisir sur le terrain et avec le public. Peut-être que ce public viendra nous voir à Nantes si on va en huitièmes et en quarts, les gens ici sont passionnés, ils aiment beaucoup le volley, ça fait du bien de jouer en France, ça nous a toujours donné du courage et de la force.

Vous attaquez le Championnat d’Europe le 12 septembre à Montpellier, à quoi t’attends-tu là-bas ?
A une très grande salle déjà, où j’ai eu la chance de jouer il y a quelques années. Il y a un bel engouement là-bas pour le volley aussi, on a pas mal de Montpelliérains dans l’équipe, à nous de faire le max sur le terrain pour que les gens prennent du plaisir avec nous.

Comment juges-tu la poule de l’équipe de France (Italie, Bulgarie, Portugal, Grèce, Roumanie) ?
Très difficile. On sait que chaque match va être très différent, il va falloir bien gérer dans la durée, parce que c’est long, il ne faut pas perdre toutes nos forces dès le début de la compétition. L’Italie et la Bulgarie sont deux grosses équipes, mais on sait que les autres vont batailler, parce que tout le monde veut sa place en huitièmes.

L’objectif, c’est clairement le podium ?
C’est sûr qu’on aimerait bien aller à Paris pour finir en beauté avec notre public, mais on sait que la route est très très longue.

On imagine que vous avez une forte envie de jouer dans l’AccorHotels Arena ?
Oui, on a joué une fois là-bas en Ligue Mondiale, mais jamais depuis que la salle a été refaite. J’ai eu la chance d’y voir les finales de la Coupe de France de hand, c’était magnifique, ça ne donnait qu’une envie, aller à l’entraînement et travailler pour aller y jouer.