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(Miniature) France-Serbie : Un choc à savourer
Photo : Julien Crosnier / FFVolley
26/08/2019
France-Serbie : Un choc à savourer
Auteur A.C., à Ankara
L’équipe de France dispute lundi après-midi (16h, heure française) son troisième match de l’EuroVolley 2019 à Ankara face à la Serbie, championne d’Europe et du monde en titre. Une équipe a priori intouchable pour des Bleues dont les mots d’ordre seront plaisir et combativité.
Sorties déçues de leur prestation face à la Grèce samedi (défaite en trois sets) après une entame d’EuroVolley réussie la veille face à la Bulgarie (victoire 3-2), les joueuses de l’équipe de France ont eu une journée off dimanche, qui leur a permis de digérer cette désillusion et surtout de travailler en vue de la suite de la compétition, avec une session d’entraînement matinale, puis une seconde dans l’après-midi, à l’issue de laquelle les sourires étaient de retour sur les visages tricolores, notamment pour fêter le 27e anniversaire d'Odette Ndoye.

Place désormais à une série de trois matchs en trois jours, qui va déterminer l’issue de cette poule A pour une équipe de France qui rêve bien évidemment de poursuivre sa route au-delà de son séjour turc et donc de se qualifier pour les huitièmes de finale, ce qui passe par une des quatre premières places de la poule. Le premier acte s’annonce particulièrement costaud, puisque les joueuses d’Emile Rousseaux défient ce lundi à Ankara la Serbie, qui n’est autre que la nation n°1 aux classements mondial et européen, championne du monde et d’Europe en titre.

"Ça dit beaucoup de choses, c’est l’ogre de la compétition, le favori du tournoi. Pour nous, c’est une vraie aubaine de se confronter à cette nation qui est une nation-modèle, vu son palmarès et la qualité des joueuses qui composent cette équipe, commente Félix André, adjoint d’Emile Rousseaux. Il faut prendre ça comme une superbe opportunité de se jauger face aux meilleures joueuses du monde, d'affronter une équipe qui refuse de jouer contre nous, car nous ne sommes pas au niveau pour elles." Même son de cloche chez la pointue bleue Alexandra Dascalu : "Ce sont des nations qu’on n’a pas l’habitude de jouer, ne serait-ce qu’en match amical. On n’est jamais confrontées à ce niveau, c’est donc véritablement une découverte, ça va être intéressant de voir ce que nous allons être capables de faire contre des joueuses comme ça, qui ont tout vécu et possèdent un énorme palmarès."

Félix André fait rapidement les présentations : "Elles ont une des meilleures pointues au monde, si ce n’est la meilleure, Boskovic, une récep-attaq, Mihajlovic, passée par Cannes au début de sa carrière, qui est une top attaquante, elles sont drivées par une passeuse de 35 ans, Ognjenovic, qui a un CV long comme le bras, il y a aussi la centrale Veljkovic, une référence mondiale. En fait, à tous les postes il y a une des meilleures filles du monde, c’est vraiment une belle machine, une équipe très dense au filet, que ce soit à l’attaque ou au bloc."

Concrètement, que peuvent viser les Bleues, 39e au classement mondial, face aux n°1 ? "On sait qu’elles sont supérieures à nous.
 Il ne faudra pas partir résigné et attendre que ça se passe, mais au contraire se battre sur tous les points, ajoute l’entraîneur-adjoint français. Elles ont perdu un set dimanche contre la Bulgarie, c’est la preuve qu’il y a quand même moyen de les embêter. En réception, ce n’est pas la meilleure nation au monde, il faudra donc bien servir et surtout faire preuve d’intelligence en attaque pour déjouer leur imposant bloc/défense. Il faudra être à 110%, repousser nos imites."

Alexandra Dascalu conclut en insistant sur la notion d’état d’esprit qui a permis à l’équipe de France de déjouer les pronostics vendredi en ouverture de l’EuroVolley face à la Bulgarie :
"On va essayer de retrouver l’état d’esprit dans lequel nous sommes venues, tout simplement, ça va être notre fil rouge. C’est clair qu’on n’y va pas en se disant qu’on va gagner, ça serait manquer d’humilité et leur manquer de respect. Le principal pour nous sera de donner le maximum sur le terrain et d’en sortir en ne regrettant rien de ce qu’il s’est passé. Nous sommes ici pour nous jauger en essayant de faire de notre mieux et de prendre du plaisir, c’est exactement ce que nous allons essayer de faire."