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(Miniature) Les Bleus en veulent plus
Photo : FFVolley
26/09/2018
Les Bleus en veulent plus
Auteur A.C.
Qualifiés pour les demi-finales de leur EuroVolley 2019 après un parcours sans-faute, les joueurs de l’équipe de France ont atteint leur premier objectif qui était de « monter à Paris », mais ils n’entendent pas s’arrêter là…
A l’issue du quart de finale remporté mardi à Nantes face à l’Italie au prix d’une magnifique démonstration, il y avait comme une forme de soulagement parmi les joueurs de l’équipe de France, dont l’objectif, plus ou moins affiché ouvertement avant le coup d'envoi de l'EuroVolley, était de se qualifier pour les demi-finales afin de participer à la fête finale à l’AccorHotels Arena de Paris, où aucun d’entre eux n’a déjà joué dans sa version rénovée. "C’est un soulagement, parce qu’on voulait vraiment aller à Paris, c’est un Euro en France, on voulait aller dans toutes les villes hôtes, ça aurait une grosse déception de ne pas y parvenir", reconnaissait ainsi le libéro Jenia Grebennikov.

Le sélectionneur Laurent Tillie ajoutait : "On avait tellement envie d’aller à Paris, on avait tellement la pression de ne pas y aller, que c’est magnifique. C’est bien d’organiser un Euro à la maison, mais ça donne beaucoup de responsabilités, il y avait un énorme poids." Ce poids levé, le danger pour les Bleus serait de subir une sorte de décompression, ce est souvent arrivé par le passé à d’autres équipes de France dans d’autres sports collectifs, et de passer à côté de la fin de la compétition, qui se profile vendredi avec une demi-finale face à la Serbie, puis les finales samedi (3e place) et dimanche.

Mais à les entendre mardi dans les couloirs du Hall XXL, les Bleus n’avaient pas l’intention de se contenter de découvrir l’AccorHotels Arena. "C’était un premier objectif d’aller à Paris, mais rien n’est fait, et on a envie d’écrire notre histoire, j’espère qu’elle sera belle en fin de semaine", expliquait ainsi le capitaine Benjamin Toniutti, rejoint par le héros du quart de finale, Stephen Boyer : "On n’est même pas encore arrivés à la moitié du chemin, il faut rester concentrés. On va à Paris, d’accord, mais on a une demi-finale à jouer contre la Serbie, une grosse nation, on sait que si on perd la demie, ça sera très difficile."

Que peuvent désormais viser les hommes de Laurent Tillie dans une salle que ce dernier considère comme "un patrimoine" du sport français ? Aucun d’entre eux n’a souhaité trop s’avancer sur la question, tous étant conscients que vont se dresser sur leur chemin de nouveaux obstacles compliqués à surmonter.
 A commencer vendredi par la Serbie classée première ex-aequo au classement européen, et qui, comme la France, a remporté ses sept matchs de la compétition, ne lâchant que trois sets en route (dont deux en quarts de finale contre l’Ukraine). "Il va falloir se battre pour aller chercher une médaille", répondait Jenia Grebennikov mardi, sans en préciser le métal, tandis qu’Earvin Ngapeth ajoutait : "On est à Paris, c’est le minimum qu’on voulait faire. La prochaine victoire, c’est la médaille, l’objectif annoncé. Après, on aura le droit de rêver si on gagne." Vu le niveau affiché par les Bleus depuis le coup d’envoi de cet EuroVolley 2019, le rêve est permis…