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16/09/2019
Laurent Tillie : « La Bulgarie, un gros défi physique »
Auteur A.C., à Montpellier
Avec trois victoires 3-0 en trois matchs, l’équipe de France a idéalement attaqué son EuroVolley 2019 à Montpellier, première de la poule A et qualifiée pour les huitièmes de finale. Une satisfaction pour son entraîneur Laurent Tillie, qui sait que le plus dur est désormais à venir, avec d’abord la Bulgarie ce soir, puis l’Italie mercredi.
Le premier set face au Portugal a semblé presque trop facile pour l’équipe de France, est-ce votre avis ?
Oui, on a eu une telle réussite au premier set que le seuil d’alerte a diminué, les Portugais ont un peu modifié leur équipe, on a commencé à rater une ou deux balles, à être frustrés. C’est la preuve que la vigilance est vraiment importante, pour avoir la vitesse, la réactivité, l’agressivité, si on est un dixième trop tranquilles, on est morts.

Comment y remédier quand elle baisse ?
En essayant de ramener les joueurs sur les aspects tactique et technique, en leur disant qu’ils sont sortis du plan de jeu, il faut aussi parfois se fâcher, là, ça n’a pas été nécessaire. Ensuite, il y a aussi l’aspect individuel qui compte. Par exemple contre le Portugal, Kévin Le Roux a fait une bonne série de services, Stephen (Boyer) aussi, donc c’est un travail à la fois collectif et individuel.

Trois victoires 3-0, c’est l’entame parfaite ?
Oui, c’est bien, et surtout, c’était nécessaire. Dans le sport, le plus frustrant, c’est de gâcher, là, on n’a rien gâché, je suis assez fier de ça. On n’a pas de handicap, on est dans une bonne situation, il fallait le faire, ce chemin. On a vu que dans les autres poules, l’Allemagne a perdu, la Slovénie en a bavé, les Italiens et les Bulgares aussi ici.

Etes-vous prêts à hausser notre niveau de jeu ?
En sport, il ne faut pas vouloir jouer plus haut que ce qu’on est, il faut juste savoir rester humble dans son jeu. Si on fait bien les choses qu’on sait faire, de temps en temps, on va faire un petit exploit, mais on ne peut mettre la pression que si on a une stabilité de jeu.

Que pensez-vous de la Bulgarie ?
C’est vraiment une équipe très solide, avec un des meilleurs pointus au monde, Sokolov, qui va jouer la saison prochaine avec Earvin (Ngapeth) à Kazan, des centraux très rapides et très hauts, qui font le bonheur du volley-ball bulgare, le bloc est vraiment leur ADN. Après, il y a deux trois réceptionneurs/attaquants qui « jumpent » beaucoup, sont très rapides, dont un joue à Chaumont (Martin Atanasov), Skrimov a aussi joué en France, il a fait ses armes à Paris, et un passeur qui joue très bien au centre et utilise bien la force de frappe de ses coéquipiers. Donc, c’est un gros match en perspective, un défi physique qu’on va essayer de contrer avec notre technique.

Fait-on un travail spécifique sur un joueur comme Sokolov avant de l’affronter ?
C’est assez difficile, le travail spécifique qu’on peut faire par exemple, c’est de jouer les Allemands la semaine dernière, car les Allemands ont un pointu, Grözer, qui fait partie de ces pointus atypiques, donc la préparation, c’était de jouer deux fois contre eux. Maintenant, est-ce que ça va marcher contre Sokolov ? Je n’en sais rien.