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(Miniature) Chinenyeze: « On est gonflé à bloc ! »
Photo: FIVB
31/07/2019
Chinenyeze: « On est gonflé à bloc ! »
Après un stage de travail à Montpellier, l’équipe de France est réunie cette semaine à Tours pour préparer le Tournoi de qualification olympique en Pologne (9-11 août). Vendredi soir, les Bleus affrontent en amical les Etats-Unis, l’adversaire idéal pour s’étalonner, comme nous l’explique Barthélémy Chinenyeze.
Barthélémy, vous attaquez le sprint final avant le TQO…
C’est ça ! Cette semaine à Tours, c’est la dernière ligne droite. On va jouer contre les Etats-Unis cette semaine, et c’est bien de les jouer, parce que c’est une grosse nation dans le volley, avec une belle dimension physique. Un peu comme les Polonais, c’est pour ça que ça va bien nous préparer pour le TQO. On sent que la pression monte petit à petit. On est de plus en plus exigeant envers nous-mêmes ou envers les autres. On sent que le TQO arrive à grands pas.

Vous sortez d’un premier stage à Montpellier…
On a déjà bien travaillé là-bas. Il faisait chaud, c’était parfois un peu compliqué, mais on a bien bossé, surtout physiquement. Certains revenaient dans le groupe, d’autres avaient disputé les finales de la VNL à Chicago. Il fallait que tout le monde se remette en forme. Maintenant, on affine un peu notre jeu, surtout avec les matchs de préparation qui arrivent.

Physiquement, comment te sens-tu, comment sens-tu le groupe ?
Bien ! On a bien travaillé à Montpellier, personnellement je me sens bien. Tout le monde monte en puissance, c’est ça qui compte. On sera bien en forme quand on va arriver en Pologne, c’est sûr.

Une fois encore la VNL (Volleyball Nations League) a été très longue. Quel bilan peux-tu faire cette compétition ?
Ce n’était pas le véritable objectif de notre été. Le staff a beaucoup fait tourner, on a pu mettre des joueurs au repos. Pas moi personnellement, puisque j’ai fait tous les week-ends. J’ai eu l’opportunité de beaucoup jouer, c’était bien, ça m’a fait encore de l’expérience, comme je suis jeune. Le Final Six à Chicago, on a fait ce qu’on pouvait. Je le répète, ce n’était pas un vrai objectif. On aurait aimé faire mieux à Chicago, mais on y est allé avec les armes qu’on avait, on a tout donné. On n’en garde que le positif.

Vendredi soir à Tours (20h45), vous retrouvez justement  les Américains, finalistes de cette VNL, qui vous avaient battus là-bas…
C’est parfait pour se remettre dedans. Eux aussi, ils ont un TQO à préparer, ils vont se donner à fond, à quelques jours de la compétition. C’est une superbe équipe, l’une des meilleures du monde. On ne peut pas demander mieux pour se préparer.

"Après une saison comme celle-ci, j’ai franchi un cap"


Avec ce TQO qui arrive, et l’EuroVolley en France qui va suivre, on imagine que ça doit être facile de trouver la motivation pour s’entraîner…
C’est sûr qu’on a aucun problème de motivation, c’est clair. On est tous à fond ! Cette compétition est hyper importante, on sait vers où elle peut nous mener. Les Jeux Olympiques, certains d’entre nous les ont disputés, ils savent ce que c’est, et même nous on sait que c’est la plus grosse compétition pour un volleyeur. On est tous gonflé à bloc, et ça nous arrangerait bien de se qualifier un an avant, plutôt que de devoir repartir pour un tour en janvier…

En effet, le format ne vous laisse pas vraiment de joker en Pologne, puisque seul le premier du groupe de quatre aura son billet pour Tokyo, les autres devront passer par un autre tournoi de qualification...
Il faudra gagner les trois matchs. C’est tout, il n’y a pas autre chose à faire. Quelque part, c’est facile à préparer. On n’aura pas besoin de compter. Il faudra battre la Slovénie, puis la Pologne, puis la Tunisie. Chaque point, chaque set va compter énormément. Il faudra se donner à fond à chaque match.

Pour parler de ta situation en club, tu vas rejoindre l’an prochain le club de Vibo Valentia…
Oui, je pars en Italie ! C’est dans un petit moment, j’ai encore un peu de mal à me projeter (rires). Non, je suis très content d’y aller. C’est une nouvelle expérience pour moi. J’ai fait un petit passage en Pologne en fin de saison dernière, enfin il y a deux ans maintenant. Cette fois, j’y vais, et je me sentais prêt à partir de la France, prêt à me mettre en danger dans un autre championnat, l’un des meilleurs championnats du monde, et découvrir ce que cela va donner.

C’est plus facile de partir avec le sentiment du devoir accompli après la saison que tu viens de faire…

Oui, c’est clair qu’il y a de ça ! Avec Tours, on a vraiment fait une énorme saison. On gagne la Coupe de France, le championnat, et en plus moi je repars avec le titre de MVP de Ligue A. Je sentais que c’était le bon moment pour partir. J’ai atteint tous les objectifs que je m’étais fixés en début d’année. C’est le bon moment pour aller se tester à l’étranger.

Est-ce que cette belle saison en club t’a aidé à franchir un palier avec l’équipe de France ?
Bien sûr ! Après une saison comme celle-ci, j’ai franchi un cap. Je suis passé de Toulouse, où on était en bas de tableau, à Tours, où on jouait le titre, et où j’avais des responsabilités, où il y avait plus de pression. Tout ça, ça aide pour l’équipe de France. On se sent plus en confiance, on a bien progressé, et on utilise tout ce qu’on a appris durant la saison. Est-ce que je me sens un joueur différent ? Oui, on m’en demande plus, et même moi je suis plus exigeant envers moi-même. Et je sens que j’ai progressé, avec la Ligue des champions. Maintenant, place à l’équipe de France !