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28/02/2019
Léa Soldner : « C’est super à vivre »
Mulhouse accueille samedi et dimanche le Final Four de la Coupe de France qui suscite un bel engouement en Alsace. La libero de l’ASPTT Léa Soldner, qui vient de fêter ses 23 ans, espère bien évidemment offrir un premier titre dans la compétition au public du Palais des Sports, même si elle estime que « tous les compteurs sont remis à zéro ».
Dans quel état d’esprit l’équipe de Mulhouse aborde-t-elle "son" Final Four ?
Nous sommes en pleine préparation parce que nous savons que nous avons une grosse demi-finale qui nous attend contre une très belle équipe de Nantes. Nous nous réjouissons en tout cas de participer à ce bel événement, en plus dans notre salle, devant notre public, personnellement, j’ai hâte d’y être.

Sentez-vous de l’engouement autour de vous ?
Oui, beaucoup d’engouement, les gens sont contents d’avoir un beau week-end en perspective avec de beaux matchs à voir. Le Taraflex a été mis en place, tout le club et tous les bénévoles travaillent autour de nous au club pour accueillir ce Final Four, on sent que l’événement arrive et c’est super à vivre.

Si l’on se fie au classement des équipes en Championnat, Nantes semble l’équipe la plus difficile à jouer pour Mulhouse, peut-on considérer que votre demi-finale est une sorte de finale avant la lettre ?
Non, je ne dirais pas ça. Je pense que les compteurs sont remis à zéro et que tous les adversaires seront difficiles à jouer. Tous les matchs seront intéressants et compliqués, il n’y a plus de classement qui tienne, c’est l’équipe la mieux préparée, celle qui aura le plus envie, celle qui en donnera le plus sur le terrain qui gagnera cette Coupe de France.

Comme les autres équipes disputant ce Final Four, Mulhouse n’a jamais gagné la Coupe, sens-tu ce poids de l’histoire sur vos épaules ?
Non, pas du tout. Je sais que Mulhouse n’a jamais gagné la Coupe de France, ce serait donc encore plus beau de la gagner, mais ce n’est pas du tout une pression. Si nous sommes meilleures, nous remporterons ce titre, à nous de faire le job pour gagner cette Coupe qui est vraiment un beau trophée.

Jusqu’ici, la saison se passe très bien, puisque Mulhouse est en tête de la Ligue A avec seulement une défaite en 18 matchs, comment expliques-tu ce bon parcours ?
C’est assez incroyable, mais je trouve que cette saison, on a vraiment un groupe qui fonctionne très bien. Ça fait quelques saisons que j’évolue en pro, et je trouve que c’est très rare d’avoir une année comme ça où ça se passe aussi bien, où il y a une aussi bonne dynamique entre les filles. Nous sommes contentes de nous entraîner, de nous déplacer et de jouer ensemble, il y a une joie de vivre au sein du groupe assez unique qui explique que sur le terrain, l’alchimie prend.

L’objectif prioritaire est-il le Championnat ?
Maintenant que nous n’avons plus la Coupe de la CEV (élimination en quarts), c'est le Championnat et la Coupe. Avec l'équipe et la coach, on fonctionne pas à pas, là, c’est d’abord la Coupe de France, ensuite on posera la tête et on sera de nouveau au Championnat.

A titre personnel, comment vis-tu cette saison ?
Je me sens très bien au sein de l’équipe, je sens que le club et les filles me font confiance, je fais pour l’instant une bonne saison, je suis super contente.

Tu as été privée l’été dernier de la campagne qualificative à l’EuroVolley 2019 avec l’équipe de France à cause d’une blessure au mollet, comment l’as-tu vécu ?
J’ai quand même débuté la saison internationale en mai, ma blessure était en juillet, donc j’ai quand même passé du temps avec l’équipe de France. Après, je sortais d’une saison bien remplie avec la Ligue des champions et le début de l’été avec les Bleues, j’ai aussi eu des petits trucs personnels qui font que j’avais sans doute besoin d’un petit peu de repos, cette blessure est certes tombée au mauvais moment, mais j’ai pu couper un peu, prendre le temps de me rétablir et de revenir en forme et en plus, elle n’était pas grave.

Qu’as-tu pensé du parcours sans-faute des Bleues lors de ce TQCE ?
Je suis très contente de ce qu’elles ont fait, je suis d’ailleurs allée les voir à Belfort cet hiver, c’est une super performance de s’être qualifiées. Un Championnat d’Europe, ce n’est pas donné à tout le monde et c’est un très bel objectif qui se profile cet été. Pour un groupe jeune comme celui de l’équipe de France, c’est génial.

Avec un challenge qui s’annonce très relevé vu la poule de l’équipe de France, qu’as-tu pensé du tirage au sort ?
C’est clair que cette poule est très relevée, ça va être des challenges à tous les matchs, ce n’est pas tous les jours qu’on joue en Turquie face à des équipes de ce calibre. L’objectif sera de se préparer au mieux pour faire en sorte que ces équipes ne soient pas inatteignables et qu’on produise le plus beau jeu possible.

Le programme du Final Four : 

Samedi 2 Mars : demi-finales

17h St Cloud Paris SF - St Raphaël Var VB
20h ASPTT Mulhouse - Nantes VB

Dimanche 3 Mars

15h : petite finale
18h: finale