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15/09/2018
Julien Lyneel : « C’est ce qu’on appelle une équipe »
Auteur d’une rentrée pleine de dynamisme vendredi face à l’Egypte (3-0), Julien Lyneel savourait avant tout la victoire d’une équipe de France qui a dû vite se reconcentrer après sa cruelle défaite la veille face au Brésil (3-2).
Julien, on imagine que ça fait du bien d’avoir eu du temps de jeu face à l’Egypte ?
Ça fait du bien individuellement de jouer, mais surtout collectivement de gagner. Je ne m’attendais pas forcément à rentrer, parce que je m’étais dit que ça allait le faire si on était sérieux. Mais on s’est fait un petit peu peur dans le deuxième set, on a un peu baissé la tête, il fallait juste amener un peu de folie et d’énergie, c’est ce que j’ai fait, ça s’est bien passé.

C’est dans cette perspective de mettre de la folie que tu rentres ?
Je ne serai pas toujours comme ça, parce que ça me pompe énormément d’énergie, mais en même temps, c’est juste ça qui manquait sur ce match. C’était dans la tête. Mentalement après le match contre le Brésil, on a pris un petit coup, on avait à cœur de gagner, on revient super bien dans le match et on perd au tie-break, on ne peut pas passer comme ça du jour au lendemain à autre chose, ce match était encore un peu dans la tête. Là, il fallait juste amener un peu d’envie, de joie et de sourire pour se remettre dans le bon rythme.

La défaite contre le Brésil a-t-elle été difficile à digérer ?
On a un peu les boules, parce que l’objectif était de gagner tous les matchs. Nous avons besoin de prendre le maximum de points face aux équipes qui vont potentiellement passer le second tour, or on sait très bien que le Brésil va passer le second tour. Heureusement, on a réussi à prendre un point, mais on aurait préféré en prendre plus. On est humains, on a envie de bien faire, on s’est retrouvés battus par le Brésil qu’on avait dominé deux fois cet été, on aurait espéré mieux. Après, il ne faut pas oublier qu’en face, c’était le Brésil champion olympique en titre, ce ne sont pas des manchots, il faut donc quand même être satisfait de ce match, de la réaction que nous avons eue et avancer tranquillement dans la compétition.

Les bonnes entrées de certains joueurs contre le Brésil puis face à l’Egypte sont-elles une nouvelle preuve que le groupe est très homogène ?
C’est ce qu’on appelle une équipe. Depuis deux-trois ans, on voit que l’équipe de France peut compter sur tout le monde et je pense que c’est aujourd’hui notre arme. Il faut continuer dans ce sens-là, que tout le monde se sente concerné, c’est le plus important.