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09/10/2018
L'Année du Volley est lancée !
Désireuse de profiter de l’organisation du Championnat d’Europe en France (12-29 septembre 2019) pour mettre en lumière le volley-ball, la FFVolley a présenté ce lundi à Paris L’Année du Volley. Une opération qui consistera sur deux saisons (septembre 2018-août 2020) à encourager de nombreux projets à travers tout le territoire français, destinés en particulier aux jeunes.
Débutée le 13 septembre, L’Année du Volley a été officiellement présentée ce lundi au siège de CNOSF, à Paris, par Eric Tanguy, président de la FFVolley, et Michelle Akilian, responsable du projet au sein de la Fédération. L’objectif de cette opération qui s’étirera sur deux saisons sportives (2018-2019 et 2019-2020) ? "Profiter de l’organisation du Championnat d’Europe masculin en France, une première depuis 1979, pour faire la promotion du volley au sens large avec une cible particulière : les jeunes", explique Eric Tanguy qui ajoute : "Nous souhaitons faire partager le plus largement possible l’Euro 2019 aux Français et faire parler du volley en France".

Concrètement, L’Année du Volley, que Michelle Akilian voit également comme "L’Année des volleys", car l’occasion de mettre en lumière les différentes pratiques (salle, mais aussi beach, volley assis/sourd, soft volley, volley santé…), consiste en un appel à projets auprès des écoles, collèges, lycées, universités, associations, entreprises et clubs sportifs. A charge pour chaque structure de créer son événement autour de thématiques comme le partage, le collectif, l’engagement et le plaisir, et de le faire labelliser par la FFVolley. Cette dernière s’engage alors à fournir une aide qui va de la fourniture de matériel (filets, ballons), de kits de communication ou de livrets pédagogiques, à la mise à disposition d’experts pour encadrer certaines manifestations. Dans chaque ligue régionale, ont ainsi été identifiés des binômes, souvent constitués d’un élu et d’un agent de développement (le listing est consultable sur le site de la FFVolley), dont l’objectif est d’accompagner ces projets, véritables relais sur les territoires de L’Année du Volley.

"Il faut réussir l’Euro d’un point de vue sportif et organisationnel, il faut aussi qu’on parle volley"

Trois grandes opérations d’envergure régionale auront d’ailleurs lieu sur les trois sites français de compétition (l’EuroVolley 2019 est co-organisé par quatre pays, les trois autres étant la Belgique, les Pays-Bas et la Slovénie), à savoir Montpellier (premier tour), Nantes (deux huitièmes et un quart de finale) et Paris (une demi-finale, match pour la troisième place et finale). "Il faut réussir l’Euro d’un point de vue sportif et organisationnel, il faut aussi qu’on parle volley, L’Année du Volley est l’occasion de mettre en place un projet de développement national", résume Michelle Akilian. Une telle opération ne peut se faire sans partenaires, d’où la présence ce lundi de représentants des ministères de l’Education nationale et des Sports, ainsi que des fédérations du sport scolaire et universitaire (USEP, UNSS, FFSU), qui ont, chacun leur tour, expliqué comment ils comptaient accompagner L’Année du Volley.

"Nous ne pouvions pas ne pas participer à une telle opération et nous avons décidé de lancer des actions spéciales auprès des 52 900 écoles pour inciter à la pratique du volley mais aussi développer des activités culturelles autour de la thématique « Le volley et l’Europe ». Nous allons aussi toucher les collèges et lycées via les fédérations scolaires", a ainsi annoncé Christian Audeguy, chargé d’études Sports DGESCO au Ministère de l’Education nationale. Ce qu’a confirmé Véronique Moreira, présidente de l’USEP : "Nous comptons promouvoir le volley en milieu scolaire, nous souhaitons également développer l’aspect associatif en impliquant les enfants dans l’organisation et l’arbitrage des rencontres sportives, mais aussi en leur permettant de les raconter, comme des journalistes". Directrice nationale de l’UNSS, Nathalie Costantini a quant à elle insisté sur la nécessaire "continuité", entre écoles, collèges et lycées, pour "permettre aux jeunes de bénéficier dans le temps de cette aventure et des pratiques du volley-ball", relayée par Jean-François Froustey, vice-président de la FFSU qui a d’ores et déjà annoncé deux temps forts en 2019 : un tournoi de soft volley en mai à Sète et un tournoi mixte de 4x4 lors des Championnats de France universitaires en juin.

Laurent Tillie : "Continuer à aller chercher le public jeune"

Pour conclure, Pierre-Emmanuel Panier, chargé de mission Education, Cohésion sociale et Emploi au Ministère des Sports, a souhaité que cette Année du Volley permette l’accès du volley au plus grand nombre, notamment aux jeunes des quartiers prioritaires, tandis que Thierry Terret, délégué ministériel de l’Éducation nationale aux Jeux Olympiques de Paris 2024, a insisté sur l’indispensable notion d’héritage : "Le défi à relever pour l’EuroVolley en France est le même que pour les Jeux Olympiques : laisser un héritage qui ne se limite pas à un ou deux ans. Il faut certes penser au lendemain, mais aussi au surlendemain, et le surlendemain, c’est Paris 2024".

L’Année du Volley est donc sur les rails, ce qui réjouit particulièrement l’entraîneur de l’équipe de France masculine, Laurent Tillie, présent ce lundi à Paris : "Ça fait plaisir de voir que nos dirigeants se mobilisent pour faire parler du volley au-delà de son public traditionnel et particulièrement auprès des jeunes. Nous avons été surpris cet été, notamment lors des finales de la Volleyball Nations League à Lille, de voir autant de jeunes nous soutenir, très enthousiastes, il faut continuer à aller chercher ce public".

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