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09/08/2018
Lucille Gicquel : « Ça fait du bien d’avoir un groupe comme ça »
Alors que les Bleues sont en préparation pour le TQCE, où elles joueront notamment deux matchs à Belfort (15 et 22 août), Lucille Gicquel évoque la bonne ambiance qui règne au sein de l’équipe de France, où le sélectionneur Emile Rousseaux essaye petit-à-petit d’imposer sa patte.
Lucille, comment se passe la préparation à Belfort ?
On est arrivées le week-end dernier après le stage en République tchèque. Le rythme est assez intensif, on s’entraîne deux fois par jour. Il n’y a que mercredi où on a eu une petite matinée de libre. Sinon, on enchaîne musculation et entraînement tous les jours.

Sentez-vous déjà la tension monter avant le TQCE, qui débutera le 15 août prochain ?
Pas plus que ça ! Pour l’instant, on en parle assez peu. Je pense qu’on n’est pas encore rentrées dans le vif du sujet. Ça va venir petit-à-petit.

Vous avez disputé des matchs amicaux où la France s’est bien comportée face au Cameroun (3-1, 3-0) et à la République tchèque (2-2, 2-2, 1-3)…
On a fait de bonnes choses. Surtout qu’avec Emile (Rousseaux) on essaye de mettre en place de nouveaux systèmes. Au début, c’était un peu compliqué de s’organiser. Au fur et à mesure, ça marche de mieux en mieux. C’est positif pour la suite.

Vous avez disputé les trois matchs à Jablonec car Alexandra Dascalu, l’autre pointue du groupe, était un peu blessée…
Oui, ça m’a permis de montrer ce que je savais faire, de jouer avec le six de base, si l’on peut dire ça, car il n’y a pas vraiment de six de base. C’était intéressant.

Comment se passe votre relation avec Alexandra Dascalu ?
Je dirais que nous sommes dans une aide mutuelle. On n’a pas vraiment les mêmes caractéristiques de jeu, ni les mêmes caractéristiques physiques (Alexandra Dascalu mesure 1,83m, Lucille Gicquel mesure 1,89m, ndlr). On s’aide pour savoir si on est dans les bons timings, ce genre de choses.

Le staff se réjouissait ces derniers jours de la bonne ambiance dans l’équipe…
Oui, ça se passe vraiment super bien. On s’entend toutes vraiment très bien. On a un bon groupe, on est beaucoup de copines. C’est vrai que ça fait du bien d’avoir un groupe comme ça. Ça aide, sur le terrain, d’avoir une super ambiance en dehors. Ça amène une bonne ambiance sur le terrain. Par rapport à nos clubs, on est uniquement entre Françaises, on se connaît toutes. C’est vraiment agréable.

"Avec Emile Rousseaux, c'est très carré, très précis"

Sur le plan volley, sur quel point insiste le staff en ce moment ?
En ce moment on travaille beaucoup sur le soutien. Après cela change en fonction des entraînements, à chaque fois le thème est différent. On fait aussi beaucoup de réunions, beaucoup de vidéos, une fois sur le caractère, une autre sur l’engagement ou la motivation. A côté de ça, Emile nous montre beaucoup d’images d’autres équipes de volley, pour nous montrer ce qu’il recherche comme style de jeu, comme systèmes de jeu.

Comment décririez-vous ce style de jeu ?
C’est un jeu où on se projette très vite à l’attaque, mais c’est aussi très carré, très précis. Il faut faire d’une certaine façon, et pas autrement. Ça me plait, ça me convient bien. Même si je reconnais que j’ai eu un peu de mal au début à m’habituer aux tempos. Je n’ai pas forcément l’habitude de jouer aussi vite que cela. Mais au final, en travaillant, j’aime bien !

Avez-vous commencé à évoquer vos adversaires au TQCE ?
Non, pas du tout. Je sais qu’on va jouer le Portugal, le Danemark et la Géorgie. On a joué le Portugal l’année dernière, mais l’équipe a dû un peu changer. Les coachs vont nous en parler un peu plus tard dans le stage, on va se rendre compte de ce que l’on va affronter.

Quel est votre objectif avant ce rendez-vous important ?
Je dirais que c’est de tout gagner, après ce sera plus simple pour la suite. C’est la troisième partie de notre été, après la Golden European League et les Jeux Méditerranéens, et c’est clairement la plus importante, c’est ce qui nous a été présenté dès le début. C’est normal, il y a une qualification en jeu pour un championnat d’Europe. On a hâte de jouer, surtout devant le public français. J’espère que le public français va venir nous encourager !