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08/12/2017
L’interview bleue : à Cannes avec Christina Bauer
Partie de Mulhouse en 2010, Christina Bauer a retrouvé la Ligue A après sept ans en Italie et en Turquie, en signant au RC Cannes. Un retour qui a procuré beaucoup de plaisir à la centrale de l’équipe de France, d’autant que l’équipe azuréenne est en tête après 9 journées. C’est l’interview bleue de la semaine.
Comment s’est passé votre retour en France ?
Très bien ! Je suis vraiment contente de la façon dont les choses se passent. Au départ, nous avons eu un peu de mal et sur les premiers matchs, nous n’étions pas sereines, alors qu’aujourd’hui, nous avons trouvé cette sérénité et ça se voit sur le terrain. Nous en sommes à huit victoires pour une défaite avec un groupe qui vit très bien. Par exemple mardi, sans Nadiia Kodola, nous avons réussi à nous imposer 3-1 (contre Saint-Raphaël), parce que nous avons la chance de disposer d’un gros effectif avec un mélange de générations qui fonctionne bien. Nous avons plusieurs joueuses d’expérience, mais aussi de très bonnes jeunes joueuses comme Helena (Cazaute), Lucille (Gicquel), ça prend bien, on s’entend bien, il y a une excellente ambiance entre nous. Du coup, ça se passe super bien à l’entraînement et ça se ressent aussi en match. Donc je suis vraiment contente d’être revenue en France et de m’être installée à Cannes, je suis très heureuse ici.

Helena Cazaute a effectivement joué son premier match en tant que titulaire mardi, comment l’avez-vous trouvée ?
Elle a fait un très bon match, elle a d'ailleurs été élue MVP. Je pense que ça lui a fait du bien de jouer tout le match, elle a montré de très belles choses, je pense qu’elle aussi est très heureuse ici. Avec toutes les Françaises, on est toutes ensemble dans un coin du vestiaire, on rigole entre nous, certaines ont fêté leurs 20 ans, moi je vais fêter mes 30 ans, mais il n’y a pas de différence, il y a vraiment une bonne dynamique de groupe au sein du RC Cannes.

Et avec votre coach Riccardo Marchesi, comment ça se passe ?

Là aussi, très bien. Je le connaissais déjà, nous avions déjà discuté par le passé et il avait entraîné ma petite sœur il y a deux ans au Cannet. Nous avions aussi beaucoup échangé avant que je prenne ma décision de venir à Cannes. Aujourd’hui, je suis très contente de la façon dont ça se passe avec lui, la communication est très facile. Nous avons en plus un staff important, avec un préparateur physique qui est là à plein temps, une kiné présente aussi tous les jours avec nous, c’est important.

A titre personnel, comment vous sentez-vous dans ce club ?
Le bilan est pour l’instant positif, je suis venue à Cannes avec des objectifs personnels et collectifs : les objectifs de Cannes sont clairement de gagner le Championnat et la Coupe, des titres que je n’ai jamais remportés, cet enjeu sportif m’a attirée. Après, c’était aussi un choix de vie, j’avais envie de retrouver mes amies, j’ai retrouvé Myriam Kloster qui a été ma coéquipière de chambre pendant très longtemps en équipe de France, on est de nouveau ensemble maintenant en déplacement. Lors des matchs, je retrouve aussi d’autres coéquipières de l’équipe de France, je pense notamment à Isaline Sager-Waider, une de mes plus proches amies qui joue à Nancy et que je voyais beaucoup moins depuis que j’étais partie à l’étranger. Là, j’arrive à partager plus de moments avec mes amies, ça a pesé dans la balance au moment de choisir Cannes. En plus, j’adore la région !

"Il y a du potentiel dans cette équipe de France"


Vous parlez d’objectifs, pour vous, Cannes doit retrouver sa place en haut de l’échiquier français ?
Oui, le slogan ici, c’est « Cannes la légende ». Cannes a quand même remporté énormément de titres, ça a été difficile ces deux dernières années de ne pas avoir gagné le Championnat de France, les ambitions sont de retrouver les premières places et une place en Ligue des champions la saison prochaine.

Quels seront selon vous vos plus coriaces adversaires ?
Parmi les équipes que nous avons rencontrées, j’ai trouvé que Béziers était très fort, avec des joueuses athlétiques, une grosse force de frappe. Après, Mulhouse est passé à côté de son match contre nous, mais sur ce qu’on a vu sur leurs autres matchs à la vidéo, c’est vraiment une bonne équipe qui joue bien techniquement et tactiquement. J’ai aussi trouvé que Le Cannet avait une bonne équipe, je ne serais pas surprise que des joueuses arrivent lors de l’intersaison, il faudra s’en méfier lors de la phase retour.

Finissons par l’équipe de France : vous étiez présente en mai dernier pour le premier rassemblement, comment jugez-vous l’été des Bleues et comment voyez-vous l’avenir ?
Je n’étais restée que pour le premier tournoi (TQCM au Portugal), ça ne s’était pas très bien passé, cinq matchs pour cinq défaites, cela avait été dur mentalement à vivre. Après, les filles ont obtenu des très bons résultats, avec cette médaille de bronze au Grand Prix qui a été très positive. Cela faisait longtemps qu’une équipe de France féminine attendait de gagner une médaille, c’est bien. Il y a beaucoup de jeunes joueuses qui jouent de mieux en mieux et de plus en plus souvent, je pense aussi à Alex Dascalu qui fait un très bon début de saison, ça fait plaisir à voir, il y a du potentiel dans cette équipe de France. Maintenant, pour l’été prochain, ça paraît encore assez lointain, je pense qu’on en saura plus fin février sur le programme et le staff, mais ce qui est certain, c’est que je suis bien sûr toujours attachée au maillot de l’équipe de France.