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01/11/2017
Interview bleue : A Moscou avec Kevin Le Roux
Après une saison passée à Modène, Kevin le Roux porte désormais les couleurs du Dinamo Moscou. Gêné en ce début de saison par une blessure au dos, le central tricolore, qui était de passage en France la semaine dernière, évoque son nouveau club.
Vous avez peu joué depuis le début de la saison avec le Dinamo, comment va votre dos ?
Cela fait effectivement plus de trois semaines que je suis blessé. Au début, je pensais que c’était une hernie discale, en fait, j’ai une vertèbre, la L4, qui a glissé et a touché un nerf, d’où une inflammation de tout le bas du dos. Ça m’est arrivé sur une attaque en match, j’ai dû me tordre pour attaquer une balle, j’ai ressenti comme un coup de couteau. Depuis, comme ça n’avait pas trop évolué, j’ai demandé à mon club de me laisser rentrer en France pour essayer de me soigner ; au début, le coach (Youri Marichev) ne voulait pas, mais il s’est fait renvoyer la semaine dernière à cause des mauvais résultats, son remplaçant (Boris Kolchin) a accepté que je rentre une semaine.

Comment s’est passée cette semaine en France ?
Je suis allé à Montpellier pour consulter des spécialistes et suivre des soins avec le kiné de l’équipe de France, Jean-Paul Andréa, ils m’ont confirmé le diagnostic et j’ai subi un arthroscanner, à savoir deux piqûres dans le dos entre les vertèbres L3-L4 et L4-L5. J’ai ensuite pris trois-quatre jours de repos pour aller voir la famille à Nantes et je suis rentré lundi à Moscou, l’objectif étant que je puisse jouer la Supercoupe de Russie le week-end prochain contre Kazan.

Parlez-nous de votre nouveau club : comment se passe votre intégration au Dinamo ?
Franchement, tout ce qui est infrastructures, c’est au top ! C’est vraiment un beau club et je ne suis pas déçu de mon choix de venir ici malgré la blessure. Les appartements mis à la disposition des joueurs sont vraiment bien, spacieux, après c’est un peu compliqué au niveau de la communication. Là, c’est déjà mieux, parce que le nouveau coach parle anglais et italien, c’est plus facile qu’avec le précédent qui ne parlait pas anglais, son staff non plus, ce n’était pas toujours évident. Pareil pour les joueurs, très peu parlent anglais, heureusement, il y a un autre étranger avec moi, le Hollandais Dick Kooy, avec lequel je passe une bonne partie de mon temps.

Avez-vous pris des repères à Moscou ?
En général, on prend nos repas au restaurant du club, mais ça nous arrive quand même de sortir un peu, surtout autour du quartier où nous habitons. Franchement, je suis bien installé, j’ai déjà mes petites routines, ça se passe bien et Moscou est une belle ville.

Et que pensez-vous du Championnat russe ?
C’est différent de ce que j’ai connu, parce que c’est plus physique, tu t’en rends compte au bloc et à l’attaque, ça monte haut, et au service, ça envoie. En revanche, c’est un peu moins technique que d’autres championnats, mais finalement, j’ai été assez agréablement surpris du niveau global, il est assez homogène.

Quels sont les objectifs du Dinamo cette saison ?
A peu près les mêmes que lors des saisons précédentes, à savoir la deuxième ou la troisième place du Championnat. Parce que devant, il y a Kazan qui est trop fort, ils survolent le Championnat et l’Europe, ils sont franchement intouchables. En Coupe d’Europe, on joue la Ligue des champions, il faut essayer d’atteindre les quarts de finale. On a mal démarré la saison, avec pas mal de défaites dues en partie aux blessures : trois centraux sur quatre étaient blessés, forcément, quand tu n’as plus de centraux, c’est dur d’avoir des résultats. Maintenant, j’espère qu’avec le nouveau coach, les résultats vont être meilleurs, que mon dos va aller mieux, qu’on va retrouver le sourire à l’entraînement, je suis sûr qu’on a les moyens de faire mieux.

Pour finir par l’équipe de France, quel bilan faites-vous de l’été avec les Bleus ?
Je ne retiens que le bon, le TQCM et la World League. Le moins bons, c’est le Championnat d’Europe, nous sommes passés à côté, ça arrive, on l’avait aussi vécu à Rio, nous ne sommes pas des machines. L’été a été très très long, tu ne peux pas forcément jouer pendant quatre mois au même niveau, c’est comme dans un championnat, tu as des hauts et des bas. Maintenant, il faudra se servir de cette expérience pour être dans de meilleures conditions pour les compétitions importantes. Mais bon, l’année prochaine, il n’y aura « que » la World League et le Championnat du monde, ce sera plus gérable.