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(Miniature) Aline Chamereau : « On s’est éclatées ! »
Aline Chamereau et Lézana Placette.
25/10/2017
Aline Chamereau : « On s’est éclatées ! »
Cinq paires, dont trois féminines, disputent à partir de ce mercredi le World Tour 1 étoile d’Aalsmeer (Pays-Bas). Associée à Lézana Placette, Aline Chamereau, étudiante en 3e année de STAPS (spécialité management sportif), évoque la saison et ce dernier rendez-vous.
Dans quel état d’esprit abordez-vous ce dernier tournoi de la saison, pas trop usée ?
La saison a été longue mais nous sommes quand même très contentes de participer à ce tournoi, parce qu’au départ, les deux autres équipes féminines y rentraient (Richard/Carrère et Jupiter/Lusson) et pas nous, nous étions réservistes. C’était donc dur de voir les autres y aller sans nous. Il y a quelques jours, nous avons appris que nous pouvions finalement entrer dans le tournoi, nous sommes très excitées, nous nous disons que c’est une chance que nous voulons saisir, il n’y en a jamais trop (*) !

Quel bilan faites-vous de cette première saison ensemble avec Lézana ?
Nous sommes très contentes, parce que nous avons commencé la saison un peu à l’arrache en février : nous n’étions pas au même endroit, elle à Toulouse, moi à Montpellier, c’était compliqué de se retrouver pour s’entraîner. Nous sommes donc un peu parties dans l’inconnu, mais nous avons eu une énorme progression et maintenant que nous sommes ensemble à Toulouse, nous avons beaucoup plus de temps pour travailler. Nous avons terminé la saison avec de bons résultats, c’est vraiment satisfaisant.

Quel a été le moment le plus fort de votre saison ?
Le World Tour d’Agadir (3e place, tout comme lors des finales du Championnat de France). C’était un tournoi à élimination directe, donc compliqué à aborder, nous savions que nous n’avions pas le droit à l’erreur. En plus, nous étions sans coach, donc vraiment recentrées sur nous-mêmes, nous avons tout géré de A à Z en jouant match par match, sans trop penser à l’objectif final. Cette troisième place, c’était juste énorme ! Nous étions très fières de nous.

Vous jouiez auparavant avec Ophélie Lusson, comment avez-vous vécu le changement des paires tricolores décidé en début de saison ? Est-ce difficile de repartir avec une autre partenaire ?
Nous avions forcément de l’appréhension, doublée du fait que nous n’étions pas au même endroit. Mais nous nous connaissions déjà d’avant, puisque nous avions souvent joué l’une contre l’autre et que nous sommes de la même région, si bien que nous avons tout de suite accroché, nous avons vite vu que nous étions vraiment compatibles. Cette relation nous a permis de passer outre les conditions d’entraînement pas optimales. Depuis cette rentrée, nous n’avons plus ce problème, puisque toutes les filles sont à Toulouse, il n’y a plus de séparation entre seniors et juniors.

L’équipe de France est composée de trois paires de niveaux à peu près équivalents, comment se passe la concurrence entre vous ?
Le fait que nous soyons très proches crée une grosse concurrence, mais elle est vraiment saine, nous nous entendons toutes bien, ça nous tire vers le haut, ce n’est que positif.

La saison touche à sa fin, quel est la suite du programme pour vous ?
Après le tournoi aux Pays-Bas, nous allons couper pendant quinze jours, chacune va retourner dans le cocon familial, ça va faire du bien. Après, nous repartons parce que la saison reprend dès janvier, nous n’allons pas avoir une pause aussi longue que d’habitude, nous allons donc vite reprendre l’entraînement.

Quels sont vos objectifs à long terme ?
Le premier objectif est de se qualifier pour les JO 2020 à Tokyo. Après, nous savons que derrière, il y a les Jeux à Paris en 2024, nous voulons tout donner pour être performantes en 2024.

Cela passe forcément par beaucoup d’investissement et de sacrifices, est-ce compliqué à vivre ?

C’est sûr que ça passe par des sacrifices : deux entraînements par jour, ne pas voir sa famille… mais quand on aime ça, il n’y a pas de problème. On fait ça avec plaisir et franchement cette année, on s’est éclatées ! Et la Fédération nous met dans de bonnes conditions, donc ça va.

(*) Mercredi, la paire tricolore s'est qualifiée pour le main draw en battant en deux manches les Néerlandaises Van Driel/Den Haan (21-13, 21-19).