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(Miniature) Eric Tanguy : « L’équipe et le staff sont prêts »
Photo : Jean-Marie Hervio/FFVolley
10/09/2026
Eric Tanguy : « L’équipe et le staff sont prêts »
L’équipe de France masculine débute ce jeudi l’EuroVolley 2026 par un match de la poule D face à la Suisse à Cluj-Napoca (Roumanie). L’occasion d’échanger avec le président de la Fédération Française de Volley, Eric Tanguy, qui en profite pour faire un tour d’horizon de l’actualité du volley et du beach tricolore.
Comment se présente ce championnat d'Europe masculin pour l'équipe de France ?
Il se présente de très bonne manière. L'équipe et le staff se sentent prêts, ils ont fait une bonne préparation, de bons matchs amicaux, donc je suis persuadé qu’ils ont les moyens de faire un bon Championnat d’Europe. Celui-ci est particulièrement important parce qu’il y a une place qualificative pour les Jeux, ce qui veut dire que le pays qui va gagner sera tranquille dans sa préparation au cours des deux prochaines années. Si on pouvait être celui-là, ça nous faciliterait grandement les choses, mais nous sommes bien conscients que quatre ou cinq autres équipes ont également cet objectif en tête et que le niveau est très relevé sur ce Championnat d’Europe.

L'équipe de France vit une saison charnière avec des anciens qui n'ont pas joué cet été et reviendront sans doute en 2027, et des jeunes qui arrivent, quel regard portez-vous sur ces derniers ?
Une fois de plus, on a la confirmation que le réservoir français est très talentueux. Il suffit de regarder les différentes médailles qui ont été gagnées ces dernières années et encore cet été par nos équipes de France jeunes : deux titres mondiaux en U19, encore récemment une victoire des A’ aux Jeux méditerranéens, la médaille d’argent européenne pour les U18 et mondiale pour les U17… On voit que quand ces jeunes arrivent en A, ils sont prêts à en découdre et arrivent à prendre leur place dans cette équipe de France. Il y aura peut-être encore plus de concurrence l'année prochaine, et c’est très bien comme ça, car une concurrence saine permet d’aller vers l'excellence.

Un mot sur les médailles françaises en U18 et U17 ?
Ce n'est pas un hasard, c'est le résultat de beaucoup de travail sur les vingt dernières années de toute notre filière de formation, des entraîneurs de nos équipes de France jeunes. Et on peut se féliciter de voir que le même travail commence à porter ses fruits sur les filles, avec des qualifications plus fréquentes pour les grandes compétitions internationales de nos équipes de France jeunes.

Que retenez-vous de l’EuroVolley de l'équipe de France féminine, qui a été sortie en huitièmes de finale ?
Je suis très satisfait du parcours de notre équipe de France qui a connu une saison pas évidente. La Volleyball Nations League a été plus difficile que l'année dernière, il faut tout de même noter que notre équipe n'avait pas été aidée par le tirage au sort, dans le sens où elle n’a pas joué les formations a priori plus accessibles, elle n'a affronté que des nations fortes. Malgré cela, l'équipe a réussi à se maintenir, ce qui était très important. Et après cette VNL, la réaction de la sélection a été plus que positive, on a bien vu qu’elle était prête pour disputer cet EuroVolley. Il suffit de voir la poule qui s'est déroulée en Suède : on a quand même gagné quatre matchs sur cinq, notamment en battant la Suède des deux sœurs Haak chez elle, et on a été la seule équipe de la poule à prendre un set à l'Italie, en n'étant pas loin d’en gagner un deuxième. La première phase a été très prometteuse, malheureusement, ça ne s’est pas bien passé en huitièmes de finale contre la Grèce, le voyage a été compliqué et on a aussi payé le poids des blessures. Tout le monde était forcément déçu de s’arrêter en huitièmes de finale, il y a un petit regret parce que sur la dynamique de la poule, elles étaient capables de faire mieux, mais ça reste un parcours satisfaisant, il faudra se remettre au travail l'année prochaine pour pouvoir aborder la VNL de manière compétitive.

Pour terminer ce tour d’horizon, l’équipe de France a encore obtenu cette saison de très bons résultats en beach-volley, en particulier sur les Championnats d’Europe, quel est votre regard sur ces performances ?
Je suis très content de la médaille d’argent européenne de Téo Rotar et Arnaud Gauthier-Rat, qui ont prouvé que leur médaille de bronze mondiale l’an dernier n'était pas le fruit du hasard. On a aujourd'hui des équipes de France très compétitives, avec deux duos masculins dans le top 10 mondial, ce qui n'est jamais arrivé dans l'histoire de de notre fédération. Et nos paires féminines ont elles aussi obtenu de très bons résultats cette année, notamment Clémence Vieira et Aline Chamereau, qui ont encore atteint les demi-finales des Championnats d’Europe, médaillées d’argent en 2025 et quatrièmes cette année. Je suis très confiant pour notre beach-volley en vue des Jeux Olympiques 2028, je pense que nos équipes seront à maturité pour aller chercher des médailles. Et là encore, cela montre que le travail paie, ces résultats sont le fruit d’efforts importants faits dans le secteur du beach-volley depuis des années.