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20/08/2026
Les Bleues entre ambition et mesure
L’équipe de France féminine débute vendredi l'EuroVolley 2026 contre la Slovaquie à Göteborg (13h). Après deux quarts de finale consécutifs, les protégées de Cesar Hernandez espèrent faire aussi bien, même si elles sont conscientes que le challenge s’annonce relevé.
Il est désormais loin le temps où l’équipe de France féminine bataillait pour se qualifier pour le Championnat d’Europe. Absente des éditions 2015 et 2017, la formation tricolore, portée par un ambitieux projet de développement fédéral, dispute effectivement à partir de vendredi son quatrième EuroVolley consécutif. Ce cru 2026 (21 août-6 septembre) se déroule, comme il est de coutume depuis 2019, dans quatre pays différents – Turquie (où auront lieu demi-finales et finales), Tchéquie, Azerbaïdjan et Suède -, avec 24 équipes réparties en quatre poules de six.
Preuve de ses progrès depuis dix ans, l’équipe de France, après une édition 2019 de relance (elle n’était pas sortie de sa poule), sort de deux EuroVolley réussis, terminés à chaque fois au stade des quarts de finale, contre la Serbie chez elle en 2021, face à l’Italie en 2023. Elle a également atteint, l'an dernier en Thaïlande, les quarts de finale d'un Championnat du monde pour la première fois de son histoire, avec au passage une victoire marquante en huitièmes de finale face à la Chine et deux matchs les yeux dans les yeux contre le Brésil.
Autant dire que c’est encore avec des ambitions que les Bleues version 2026 abordent ce Championnat d’Europe, comme le résume Amandine Giardino, promue capitaine en l’absence d’Héléna Cazaute, blessée au dos : "On reste sur deux quarts de finale consécutifs dans la compétition, j’aimerais donc qu’on fasse au moins aussi bien, voire mieux." L’expérimentée libéro (31 ans), forte de ses dix ans en sélection, prévient cependant : "Maintenant, on sait que sportivement, l’été n’a pas été facile, donc on va procéder étape par étape. Le premier objectif sera de sortir de la poule, ensuite d’être le mieux classé possible pour avoir potentiellement un adversaire plus accessible en huitièmes de finale. Cela passera par du sérieux, du plaisir et de la consistance, ce qui nous a un peu manqué cet été."
Effectivement, si la saison 2025 a sans doute été la plus aboutie de cette équipe de France, 9e de la Volleyball Nations League pour sa deuxième participation, puis 8e du Championnat du monde, l’exercice 2026 a été plus compliqué, avec une VNL achevée au 17e rang (synonyme toutefois de maintien), ainsi que des absences (Lucille Gicquel et Nina Stojiljkovic, notamment) et des blessures qui ont pesé. Jusque dans la dernière ligne droite de la préparation à l’EuroVolley, puisque l’équipe de France s’est envolée mardi pour Göteborg sans sa capitaine et leader d’attaque, Héléna Cazaute (dos), et sans sa remplaçante, Sabine Haewegene (abdominaux), ce qui a conduit Cesar Hernandez à rappeler la jeune Nawelle Chouikh-Barbez (21 ans), qui était dans le groupe il y a un an en Thaïlande.
Reste que le sélectionneur n’est pas du genre à se chercher des excuses au moment de fixer les objectifs : "Sur ce Championnat, on va essayer de faire comme toujours, aller aussi loin que possible. On a certes rencontré des difficultés et des blessures, mais on doit quand même tout donner et notre objectif sur notre poule sera d’arriver au dernier match contre la Suède pour se battre pour la deuxième place du groupe (la première est promise a priori à l’Italie, championne olympique et du monde en titre), ce qui, normalement, devrait nous permettre d’avoir un adversaire plus abordable en huitièmes de finale."
Mais avant de penser aux huitièmes de finale, le coach des Bleues est focalisé sur la poule D à Göteborg, et notamment sur l’entrée en matière, qui verra l’équipe de France affronter trois adversaires sur le papier à sa portée, la Slovaquie, 35e au classement mondial, la Croatie (40e) et le Monténégro (47e). Suivront deux rencontres plus relevées face à l’Italie (1ère) et la Suède (21e) à domicile, cette dernière ayant remporté cette année la Golden League Européenne, portée notamment par sa star (et ex joueuse de Béziers), Isabelle Haak (63 points en tout sur les deux matchs de la finale face à la Slovénie !).
"Les trois premiers matchs sont très importants, il faut vraiment qu’on soit prêts à bien entrer dans la compétition", confirme Cesar Hernandez. Cela commence donc vendredi par la Slovaquie, demi-finaliste de la Golden League européenne en juin, et que la France avait dominée 3-0 en poule lors du dernier EuroVolley, trois ans jour pour jour avant cette nouvelle opposition.
"C’est une équipe à prendre au sérieux, avec un fond de jeu qui tient la route et des joueuses qui n’ont pas forcément de grands physiques, mais sont assez techniques, elles ont notamment quelques cadres qui ont évolué ou évoluent encore en France, comme les deux postes 4 (Zuzana Sepelova, qui joue à Levallois Paris, et Karolina Fricova, ex Terville Florange et Bordeaux Mérignac) et la pointue (Karin Sunderlikova, passée par Béziers). Il va falloir jouer un bon volley-ball", souligne Félix André, adjoint de Cesar Hernandez et mémoire de cette équipe de France qu’il accompagne depuis plus de dix ans. Une condition impérative pour aller loin dans cet EuroVolley...
Preuve de ses progrès depuis dix ans, l’équipe de France, après une édition 2019 de relance (elle n’était pas sortie de sa poule), sort de deux EuroVolley réussis, terminés à chaque fois au stade des quarts de finale, contre la Serbie chez elle en 2021, face à l’Italie en 2023. Elle a également atteint, l'an dernier en Thaïlande, les quarts de finale d'un Championnat du monde pour la première fois de son histoire, avec au passage une victoire marquante en huitièmes de finale face à la Chine et deux matchs les yeux dans les yeux contre le Brésil.
Autant dire que c’est encore avec des ambitions que les Bleues version 2026 abordent ce Championnat d’Europe, comme le résume Amandine Giardino, promue capitaine en l’absence d’Héléna Cazaute, blessée au dos : "On reste sur deux quarts de finale consécutifs dans la compétition, j’aimerais donc qu’on fasse au moins aussi bien, voire mieux." L’expérimentée libéro (31 ans), forte de ses dix ans en sélection, prévient cependant : "Maintenant, on sait que sportivement, l’été n’a pas été facile, donc on va procéder étape par étape. Le premier objectif sera de sortir de la poule, ensuite d’être le mieux classé possible pour avoir potentiellement un adversaire plus accessible en huitièmes de finale. Cela passera par du sérieux, du plaisir et de la consistance, ce qui nous a un peu manqué cet été."
Effectivement, si la saison 2025 a sans doute été la plus aboutie de cette équipe de France, 9e de la Volleyball Nations League pour sa deuxième participation, puis 8e du Championnat du monde, l’exercice 2026 a été plus compliqué, avec une VNL achevée au 17e rang (synonyme toutefois de maintien), ainsi que des absences (Lucille Gicquel et Nina Stojiljkovic, notamment) et des blessures qui ont pesé. Jusque dans la dernière ligne droite de la préparation à l’EuroVolley, puisque l’équipe de France s’est envolée mardi pour Göteborg sans sa capitaine et leader d’attaque, Héléna Cazaute (dos), et sans sa remplaçante, Sabine Haewegene (abdominaux), ce qui a conduit Cesar Hernandez à rappeler la jeune Nawelle Chouikh-Barbez (21 ans), qui était dans le groupe il y a un an en Thaïlande.
Reste que le sélectionneur n’est pas du genre à se chercher des excuses au moment de fixer les objectifs : "Sur ce Championnat, on va essayer de faire comme toujours, aller aussi loin que possible. On a certes rencontré des difficultés et des blessures, mais on doit quand même tout donner et notre objectif sur notre poule sera d’arriver au dernier match contre la Suède pour se battre pour la deuxième place du groupe (la première est promise a priori à l’Italie, championne olympique et du monde en titre), ce qui, normalement, devrait nous permettre d’avoir un adversaire plus abordable en huitièmes de finale."
Mais avant de penser aux huitièmes de finale, le coach des Bleues est focalisé sur la poule D à Göteborg, et notamment sur l’entrée en matière, qui verra l’équipe de France affronter trois adversaires sur le papier à sa portée, la Slovaquie, 35e au classement mondial, la Croatie (40e) et le Monténégro (47e). Suivront deux rencontres plus relevées face à l’Italie (1ère) et la Suède (21e) à domicile, cette dernière ayant remporté cette année la Golden League Européenne, portée notamment par sa star (et ex joueuse de Béziers), Isabelle Haak (63 points en tout sur les deux matchs de la finale face à la Slovénie !).
"Les trois premiers matchs sont très importants, il faut vraiment qu’on soit prêts à bien entrer dans la compétition", confirme Cesar Hernandez. Cela commence donc vendredi par la Slovaquie, demi-finaliste de la Golden League européenne en juin, et que la France avait dominée 3-0 en poule lors du dernier EuroVolley, trois ans jour pour jour avant cette nouvelle opposition.
"C’est une équipe à prendre au sérieux, avec un fond de jeu qui tient la route et des joueuses qui n’ont pas forcément de grands physiques, mais sont assez techniques, elles ont notamment quelques cadres qui ont évolué ou évoluent encore en France, comme les deux postes 4 (Zuzana Sepelova, qui joue à Levallois Paris, et Karolina Fricova, ex Terville Florange et Bordeaux Mérignac) et la pointue (Karin Sunderlikova, passée par Béziers). Il va falloir jouer un bon volley-ball", souligne Félix André, adjoint de Cesar Hernandez et mémoire de cette équipe de France qu’il accompagne depuis plus de dix ans. Une condition impérative pour aller loin dans cet EuroVolley...
Les 14 joueuses à l'EuroVolley 2026 (entre parenthèses les clubs de la saison 2026/2027) :
Libéros : Juliette Gelin (Bergame/Italie), Amandine Giardino (Le Cannet)
Centrales : Eva Elouga (Cannes), Fatoumata Fanguedou (Levallois Paris), Amandha Sylves (Minnesota/Etats-Unis), Leandra Olinga Andela (Mulhouse)
Pointues : Cyrielle Depie (Levallois Paris), Iman Ndiaye (Besiktas/Turquie)
Passeuses : Enora Danard-Selosse (Levallois Paris), Eve-Yorenne Mathi (France Avenir/IFVB)
Réceptionneuses/attaquantes : Halimatou Bah (San Francisco Signal/Etats-Unis), Lilou Ratahiry (Cannes), Amélie Rotar (Dinamo Bucarest/Roumanie), Nawelle Chouikh-Barbez (Chamalières)
Le staff : Cesar Hernandez (entraîneur principal), Fikret Ceylan, Félix André et Marius Clerc (entraîneurs adjoints), Thomas Guillaumond (préparateur physique), Romain Guivarch (statisticien), Jad Arbid (médecin), Guillaume Peyre (kiné), David Martin (manager)
Libéros : Juliette Gelin (Bergame/Italie), Amandine Giardino (Le Cannet)
Centrales : Eva Elouga (Cannes), Fatoumata Fanguedou (Levallois Paris), Amandha Sylves (Minnesota/Etats-Unis), Leandra Olinga Andela (Mulhouse)
Pointues : Cyrielle Depie (Levallois Paris), Iman Ndiaye (Besiktas/Turquie)
Passeuses : Enora Danard-Selosse (Levallois Paris), Eve-Yorenne Mathi (France Avenir/IFVB)
Réceptionneuses/attaquantes : Halimatou Bah (San Francisco Signal/Etats-Unis), Lilou Ratahiry (Cannes), Amélie Rotar (Dinamo Bucarest/Roumanie), Nawelle Chouikh-Barbez (Chamalières)
Le staff : Cesar Hernandez (entraîneur principal), Fikret Ceylan, Félix André et Marius Clerc (entraîneurs adjoints), Thomas Guillaumond (préparateur physique), Romain Guivarch (statisticien), Jad Arbid (médecin), Guillaume Peyre (kiné), David Martin (manager)
Le programme de l'EuroVolley 2026 (21 août-6 septembre en Turquie, République tchèque, Azerbaïdjan et Suède) :
Poule D (Göteborg, Suède) :
Poule D (Göteborg, Suède) :
Vendredi 21 août, 13h : France/Slovaquie
Dimanche 23 août, 15h : France/Croatie
Lundi 24 août, 19h : Monténégro/France
Mercredi 26 août, 16h : France/Italie
Jeudi 27 août, 19h : Suède/France
30 août-3 septembre : huitièmes et quarts de finale (Brno et Istanbul)
5-6 septembre : demi-finales et finales (Istanbul)
Tous les résultats sont à retrouver ici
Lundi 24 août, 19h : Monténégro/France
Mercredi 26 août, 16h : France/Italie
Jeudi 27 août, 19h : Suède/France
30 août-3 septembre : huitièmes et quarts de finale (Brno et Istanbul)
5-6 septembre : demi-finales et finales (Istanbul)
Tous les résultats sont à retrouver ici




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