Accueil >>
HOME
(Miniature) Téo Rotar et Arnaud Gauthier-Rat de nouveau en bronze !
Photo : CEV
16/08/2026
Téo Rotar et Arnaud Gauthier-Rat de nouveau en bronze !
Moins d’un an après leur historique troisième place aux Championnats du monde d’Adélaïde, Téo Rotar et Arnaud Gauthier-Rat ont de nouveau décroché le bronze dimanche, cette fois sur les Championnats d’Europe de Stare Jablonki (Pologne). Aline Chamereau et Clémence Vieira terminent quant à elles au pied du podium.
Le beach-volley français se porte bien, merci pour lui ! Après une saison 2025 couronnée de nombreux podiums, en particulier l’argent européen pour Aline Chamereau et Clémence Vieira à Düsseldorf et le bronze mondial pour Téo Rotar et Arnaud Gauthier-Rat à Adélaïde, l’équipe de France aura une fois de plus assumé son nouveau statut de poids lourd de la discipline lors des Championnats d’Europe 2026, qui se sont achevés ce dimanche à Stare Jablonki, dans le nord de la Pologne.

Les cinq duos engagés ont en effet tous atteint les huitièmes de finale, deux sont allés jusqu’en demi-finales, avec mention spéciale à Téo Rotar et Arnaud Gauthier-Rat qui ont décroché la médaille de bronze, deuxième podium tricolore sur la compétition après l’or du duo Jean-Philippe Jodard/Christian Pénigaud lors de la première édition, en 1993. "Les résultats sont quand même impressionnants, on a changé de dimension, on met cinq équipes en huitièmes, trois en quarts, deux en demi-finales, avec une médaille pour finir, le beach français est au plus haut !", se réjouit Christophe Victor, directeur de la performance outdoor de la Fédération Française de Volley.

La journée de dimanche avait pourtant mal commencé pour les n°7 mondiaux, battus assez nettement dans la matinée en demi-finales (21-13, 21-12), par les quintuples champions d’Europe norvégiens (2017 à 2020 et 2025), Anders Mol et Christian Sorum, également champions olympiques en 2021 à Tokyo et champions du monde 2022. Il a alors fallu se projeter sur la finale pour la troisième place face à des adversaires tout aussi redoutables, les Suédois David Ahman et Jonatan Hellvig, champions olympiques et du monde en titre, mais également doubles champions d’Europe (2022 et 2023), qui les avaient battus lors de leurs trois confrontations précédentes.

A l’arrivée, les Français ont sorti une grosse partie, devant au score (21-18), avant de concéder le deuxième set sur quasiment le seul break des Scandinaves de la manche (19-21). On aurait alors pu croire que ces derniers allaient prendre l’ascendant, mais c’était mal connaître la ténacité de Téo Rotar (22 ans) et Arnaud Gauthier-Rat (29 ans), parvenus à faire un premier break décisif à mi-tie-break (10-8), avant d’en ajouter un second pour conclure sur leur deuxième balle de match (15-12) et s’offrir l’ovation méritée du public polonais. "Pour la première fois contre cette équipe, on a senti qu’on avait le match en main, on aurait même pu gagner 2-0, parce qu’on a une occasion de faire 20-19 dans le deuxième sur une contre-attaque, mais on ne concrétise pas, et derrière, ils nous sanctionnent direct, commente un Téo Rotar radieux. Ensuite, ça a vraiment été une bataille mentale dans le tie-break, on a réussi à faire les deux-trois points d’écart à partir de 8-8 qui nous ont permis de faire la différence et de gagner à la fin."

"On avait un peu peur avant le match car ils affrontaient les champions du monde et olympiques, mais ils ont vraiment dominé cette finale, on les a sortis sereins. Même si Ahman nous a encore fait du Ahman en allant chercher des défenses impossibles, ils ont bien continué à servir les bonnes zones, à tenir leur side-out et à saisir les occasions, ils sont allés chercher cette médaille, c’est beau !", admire Christophe Victor.

Et Téo Rotar d’ajouter : "On ressent beaucoup de fierté, on est très contents de cette troisième place après cette victoire contre l’une des meilleures équipes du monde, si ce n’est pas la meilleure, d’autant qu’on ne les avait jamais battus avant, c’est super que ça arrive à ce moment-là, pour une médaille. Comme on l’avait fait il y a deux semaines à Rio (troisième place sur le Beach Pro Tour Elite 16), on a su switcher après notre demi-finale ratée pour rebondir et aller chercher cette troisième place. Bronze aux Championnats du monde l’an dernier, de nouveau bronze aux Championnats d’Europe, on espère à l’avenir viser plus haut, l’argent et l’or !"

Pas de médaille cette fois-ci en revanche pour Aline Chamereau (30 ans) et Clémence Vieira (25 ans), qui, un an après avoir décroché l’argent aux Championnats d’Europe de Düsseldorf, quittent la Pologne sans podium, mais avec la satisfaction d’avoir atteint le dernier carré de la compétition continentale pour la deuxième fois consécutive. Opposées ce dimanche pour la troisième place aux Lettonnes Tina Graudina et Anastasija Samoilova, doubles championnes d’Europe (2019 et 2022) et championnes du monde en titre, les Françaises ont une nouvelle fois livré un gros combat, ne s’inclinant qu’en trois sets (20-22, 21-15, 15-12), non sans avoir sauvé trois balles de match en guise de baroud d’honneur.

"Aline et Clémence ont joué à leur niveau, elles font deux derniers carrés en deux ans aux Championnats d'Europe en ne perdant qu’au tie-break en demi-finales contre les Hollandaises, qui ont ensuite été en mode rouleau compresseur en finale, bravo à elles", confie Christophe Victor. "On n'est pas passées loin de la médaille et c'est très difficile de finir ce beau tournoi sur deux défaites, commentent quant à elles les deux joueuses, battues samedi en demi-finales par les futures championnes d’Europe, les Néerlandaises Katja Stam et Raisa Schoon. Mais on est super fières de notre tournoi et de notre équipe qui termine deux fois d'affilée dans le carré final des Championnats d'Europe. On s'est confrontées aux plus grosses équipes du monde et on s'est battues corps et âme. C'est de bon augure pour le début de la qualif olympique, on va maintenant prendre le temps de se reposer et de digérer."

Effectivement, les équipes de France, après ces Championnats d’Europe particulièrement réussis, vont commencer à se projeter vers leur prochain gros objectif, la course à la qualification pour les Jeux Olympiques de Los Angeles, qui débutera en novembre. "A part Joadel (Geneviève Gardoque) et Elouan (Chouikh-Barbez), qui partent sur l’Elite 16 de Montréal, tous les autres sont en vacances pour trois semaines. La reprise est fixée au 7 septembre, avec sans doute des premiers tournois à Dubaï en novembre et Itapema en décembre", conclut Christophe Victor.