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12/05/2026
Paroles de partenaires : Enzo Montrucchio (Erreà)
Deuxième volet de notre rubrique Paroles de partenaires avec cette semaine un focus sur l’équipementier Erreà, qui vient de dévoiler les nouveaux maillots des Bleus et des Bleues. Enzo Montrucchio, Area Manager responsable d’Erreà pour la France, nous explique la démarche qui a conduit à ces créations.
Depuis combien de temps Erreà et la FFvolley sont-ils partenaires ?
Depuis 2007. Et le contrat est déjà signé jusqu’en 2029, cela fera bientôt plus de 20 ans. J’étais déjà là, j’avais signé le premier contrat à l’époque. Le partenariat est né avec le président d’alors, Gil Pellan. Il avait commencé avec les arbitres, qui n’avaient pas de tenue définie. C’est ensuite avec le président Serge Deloutre qu’on a signé le contrat qui est en place actuellement, qui concerne également le maillot de l’équipe de France depuis 2010.

Quel est le rôle d’un équipementier ?
Nous sommes créateurs, producteurs, capables de proposer quelque chose d’original. Notre rôle d’équipementier, ce n’est pas de créer quelque chose pour mettre en valeur le logo de notre marque, l’objectif est de mettre en valeur le club ou la Fédération, et de créer un produit qui doit être apprécié par les joueurs, par les supporters, par les médias. C’est le rôle de l’équipementier, qui n’est pas un partenaire comme les autres.

Quelle a été la démarche pour les nouveaux maillots des Bleus et des Bleues, dévoilés ces derniers jours ?
Ce maillot raconte une histoire différente par rapport aux autres. La démarche est assez simple. Normalement, quand on crée un maillot, le plus simple est de mettre en valeur les couleurs du club ou de la Fédération, et les différents sponsors, et on s’arrête là. Cette fois, on a essayé de lier l’art français avec le sport, cela donne une dimension plus importante à ce maillot. On communique au monde entier que la Fédération française de volley-ball joue avec un morceau d’histoire, un morceau d’art à la française. C’est un message assez nouveau. Je n’ai jamais vu cela dans ma vie. On n’a pas choisi de mettre en valeur un peintre, mais l’art en général, l’impressionnisme, un style qui est adossé à Paris et à la France. Quelque part, ces maillots sont sortis des mains des peintres importants qui ont signé l’histoire de l’art français. Les couleurs habituelles restent, le bleu, le blanc, le rouge, mais en plus il y a un argument français à l’international, des valeurs. Tout cela doit être lié avec un produit qui soit agréable à voir et à porter. C’est dans cette optique qu’on a travaillé sur ces lignes.

Quelle place occupe le volley chez Erreà ?
C’est l’un des sports majeurs pour nous. On travaille avec l’Italie, la France, la Belgique, de nombreuses fédérations et de nombreux clubs. Notre présence dans le volley-ball ne se limite pas qu’aux maillots. Cela concerne aussi les produits qui sont utilisés par les joueurs, comme les genouillères, les vestes de survêtement, les tenues d’entraînement... On est capables de proposer des lignes complètes. On est aussi en mesure de créer des maillots différents, si le partenaire adhère à ces initiatives. Je pense par exemple au club de basket de Monaco, on a fait une douzaine de maillots dans la saison. Idem avec Perpignan au rugby. A chaque fois pour mettre en valeur des idées, des principes, des traditions, ou pour un évènement spécial.

Quel regard portez-vous sur le volley et notamment sur le volley français ?
C’est l’un des sports les plus importants à l’échelle du monde entier, l’une des disciplines les plus pratiquées. C’est une discipline primaire. Concernant le volley français, c’est énorme ce qu’il a fait ces dernières années, j’en parlais récemment avec le président Eric Tanguy qui est venu nous voir en Italie. Que ce soit les résultats des garçons ou l’évolution des filles, c’est extraordinaire. Le volley français a pris de l’importance, on le voit aussi avec les U19 champions du monde. Cela veut dire qu’il y a un travail, un projet et un potentiel. Je regrette juste qu’il ne soit pas suffisamment médiatisé, par rapport à d’autres sports comme le rugby ou le handball, qui sont aussi des sports que j’adore.