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(Miniature) L’interview bleue : Amandine Giardino
Photo : LNV Media
08/04/2026
L’interview bleue : Amandine Giardino
Après la victoire 3-1 au match aller, Amandine Giardino et Le Cannet font le court déplacement jusqu’à Cannes vendredi en quarts de finale retour de Saforelle Power 6. La libero internationale aimerait prolonger cette saison où elle a pris du plaisir à apporter son expérience à son équipe.
Comment s’est passé ce premier match contre Cannes (3-1) samedi dernier ?
On a perdu le premier set parce qu’on avait du mal à scorer offensivement. Au deuxième, le coach a fait des changements inédits, avec une composition d’équipe jamais alignée jusqu’à présent. Ça a fonctionné, et on leur a mis 25-12, 25-15, 25-18. Le coach a passé notre centrale de 17 ans, Ayda Dautava, qui mesure 2 mètres, à la pointe. Elle a tué le match ! Ça s’est hyper bien passé et elle a pris beaucoup de plaisir à ce nouveau poste. L’équipe adverse a été déstabilisée. Toute notre équipe a bien joué, on a été meilleures dans le rapport service/réception, qui est hyper important dans le volley féminin. Et elles ont fait beaucoup plus de fautes directes.

Ce sera votre quatrième affrontement avec Cannes cette saison, comment l’aborder ?
Au match aller de la saison régulière, on avait gagné facilement. Au retour, elles ont gagné facilement. Je pense que nous avons un peu le même style d’équipe, "capable" de faire beaucoup de fautes. Lors du match retour, on avait dû faire 40 fautes directes contre elles, on ne peut pas gagner comme cela. On s’était donc préparées pour donner le moins de points possibles, et c’est la ligne de conduite qu’on va garder pour le match retour, tout en continuant à appuyer au service. Mais on s’attend à un tout autre match, avec de la tension, parce que ça reste un derby, je m’attends à un gros combat. Les playoffs, c’est comme un nouveau championnat. La saison régulière te classe de 1 à 8, mais ensuite les compteurs sont remis à zéro. Ce que tu as fait avant ne sert à rien, à part pour avoir l’avantage du terrain. Chaque match commence à 0-0, surtout avec ce format avec match d’appui, sans golden set, il n’y a pas d’avantage à gagner 3-1 ou 3-2.

Comment se passe cette saison d’une manière générale ?
On est là où on doit être. On a eu un très bon moment autour de décembre, on jouait très bien. On a joué des matchs de Ligue des champions d’un très bon niveau, même si on a perdu (contre Vakifbank et Scandicci notamment, ndlr). C’était une belle expérience, surtout qu’on a une équipe très jeune, si l’on excepte la capitaine et moi. En Coupe, on tombe en demi-finale contre Mulhouse, qui n’a pratiquement pas perdu cette saison. Maintenant, ce serait bien qu’on aille en demi-finales de playoffs, a minima. Ce serait la récompense de notre travail, parce qu’on s’est vraiment beaucoup entraînées cette saison. Ce serait du bonus. Avec tout ce qu’on a donné, une demi-finale ce serait bien, surtout que cela ne m’est encore jamais arrivé de perdre au premier tour (rires) !

Au niveau personnel, es-tu satisfaite de ta saison ?
Oui, je suis contente ! Déjà, je suis très heureuse d’être rentrée dans le Sud, proche de ma famille, au soleil. Au niveau du volley, je suis revenue dans un club où je me sentais bien, avec un autre rôle. Je ne suis plus la petite jeune, maintenant je suis la fille d’expérience sur qui on compte. Je m’entends très bien avec les filles, je prends beaucoup de plaisir, on a beaucoup travaillé à l’entraînement. Et à titre personnel, je suis contente de voir qu’à 31 ans, je suis encore capable d’enchaîner des saisons sans vacances, avec le club et l’équipe de France, et sans blessure. Je suis assez fière de me dire que ça fonctionne, même si cet été, je vais prendre une petite pause. Le corps a besoin de souffler un peu, surtout que j’ai encore pour projet de jouer pendant dix ans.

Tu as donc décidé de faire un petit break avec les Bleues...
J’ai prévenu le sélectionneur (César Hernandez). C’est difficile d’enchaîner des saisons sans vacances, surtout que je veux continuer à jouer dans des clubs qui cherchent à performer et qui s’entraînent beaucoup. Je ne vais pas être capable de tenir. J’ai parlé avec le coach, je ne vais pas les rejoindre au début de l’été pour la Volleyball Nations League.

Quid de l’Euro en fin d’été (21 août-6 septembre) ?
J’ai encore envie de représenter la France, c’est quelque chose qui me fait vibrer, je n’ai pas envie d’arrêter. Pour l’Euro, je suis disponible, mais ce sera la décision du coach. C’est l’équipe de France, cela se joue au mérite, il y a une sélection, des jeunes qui arrivent, ce sera à moi de prouver que j’ai encore le niveau pour être là.

Pour finir sur un autre sujet, tu étais aux commentaires de la finale de la Coupe de France féminine le 28 mars dernier à l’Adidas Arena (Mulhouse/Vandoeuvre Nancy), tu as aimé l'expérience ?
J'ai adoré ! Cela faisait plusieurs années que beIN Sports me contactait pour commenter la finale, malheureusement, je ne pouvais pas parce que je jouais. J’aurais préféré ne pas la commenter cette année aussi (rires), mais c’était vraiment super, une expérience incroyable, j’ai envie de le refaire encore.

Comment as-tu abordé ce nouveau rôle ?
On en avait parlé un peu avant le match, ils voulaient que je sois la fille directe, qui vit les émotions comme si j’étais sur le terrain, mais qui apporte aussi l’aspect technique. Les choix de la passeuse, les tactiques au service, les qualités de certaines joueuses... Je devais apporter mes connaissances sur l’aspect volley, tout en vivant le match. En plus, la salle était exceptionnelle ! C’est l’une des plus belles que j’ai pu voir, elle est immense, et en plus, elle était remplie pour la finale des filles à 15h et pour la finale des garçons à 21h. Il y avait de l’ambiance, avec le speaker qu'on retrouve aussi sur nos matchs avec l’équipe de France. C’était vraiment une belle fête du volley.