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27/02/2026
L'interview bleue : Hilir Henno
Sur la lancée de ses bonnes performances avec Lublin, Hilir Henno se prépare à affronter ce week-end son frère Mathis et son père Hubert dans le championnat polonais. Pour sa première saison chez les pros, après quatre ans dans une université américaine, le réceptionneur-attaquant de 22 ans fait parler de lui.
Tu restes sur deux matchs à 20 et 22 points en PlusLiga, avec un titre de MVP du match le week-end dernier. Tout va bien pour toi en ce moment ?
En fait c’est un peu plus compliqué que ça. Je fais de bonnes performances mais j’ai dû changer de position car nos deux pointus sont blessés. Il a fallu s’adapter, mais l’adaptation s’est bien passée, j’ai fait de bons matchs à la pointe. Contre Suwalki (le match où il a été élu MVP, ndlr), je commence en pointe et joue les trois derniers sets en “quatre” (réceptionneur-attaquant). Ça fait plaisir de voir que malgré le fait d’avoir pointu pendant un mois et demi, sans m’entraîner sur le poste 4, ça n’a pas impacté mes performances.
En regardant tes statistiques de la saison, on remarque une sorte de montée en puissance. Tu confirmes ?
Comme c’est ma première saison en pro, j’ai eu quelques difficultés au début, mais je commence à m’adapter. Je sors de quatre ans d’université aux Etats-Unis, le niveau est complètement différent. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, je pense que j’ai eu un peu peur, avant de commencer. Finalement, c’est passé au bout des deux ou trois premiers mois. Je suis rentré vite dans le bain avec une finale de Supercoupe, notre deuxième R4 était blessé, même si je n’avais pas d’expérience je me suis retrouvé titulaire, j’ai joué correctement et on a gagné.
Tu as passé les quatre dernières années dans le championnat universitaire américain, avec la fac d’Irvine. Comment est le niveau là-bas ?
Il devient de plus en plus haut. Ma première année, il y avait Alex Nikolov et moi. La dernière année, Simeon Nikolov est arrivé, il y avait d’autres Bulgares les années précédentes, il y a Andrej Jokanovic cette année... De plus en plus étrangers sont là-bas, et ça augmente le niveau. C’est tant mieux, parce que c’est une expérience de dingue d’aller aux USA pendant quatre ans. Et ça permet aussi d’avoir un bon diplôme pour le futur, si jamais ça ne marche pas avec le volley, j’ai un diplôme de sciences politiques.
Tu es pleinement heureux de cette aventure ?
Je recommande à tout le monde. Je savais que j'allais jouer au volley jusqu'à ma retraite, jusqu'à 35-38 ans J'étais prêt à sacrifier quatr ans de volley professionnel, où j'allais être payé, pour consacrer quatre années à une expérience unique. En plus, j'étais dans une ville incroyable (au sud de Los Angeles, ndlr), avec la mer à côté, il faisait beau tout le temps, c'était la Californie. Si je pouvais faire encore quatre ans là-bas, je le referais !
Pour tes débuts professionnels, tu as choisi la Pologne, l’un des meilleurs championnats du monde. Tu n’as pas hésité ?
J’ai eu quelques offres en France et en Italie aussi. Je suis content et fier d’avoir eu de telles offres en Europe, ça montre que j’ai été suivi. J’ai décidé d’aller en Pologne car le projet était intéressant, avec à la base le réceptionneur-attaquant Mikolaj Sawicki, mais il a subi un contrôle antidopage positif. Ça a changé le système. Je devais être en rotation avec lui, avec le plus méritant qui joue. Finalement, j’étais un peu le seul R4 au départ, avec Wilfredo Leon, et Jakub Wachnik, un autre Polonais. Ils ont recruté ensuite un Canadien, Jackson Young, qui est vraiment pas mal. Au début d’année, ça se jouait beaucoup entre lui et moi. Là, je pense que j’ai prouvé que je mérite ma place.
En fait c’est un peu plus compliqué que ça. Je fais de bonnes performances mais j’ai dû changer de position car nos deux pointus sont blessés. Il a fallu s’adapter, mais l’adaptation s’est bien passée, j’ai fait de bons matchs à la pointe. Contre Suwalki (le match où il a été élu MVP, ndlr), je commence en pointe et joue les trois derniers sets en “quatre” (réceptionneur-attaquant). Ça fait plaisir de voir que malgré le fait d’avoir pointu pendant un mois et demi, sans m’entraîner sur le poste 4, ça n’a pas impacté mes performances.
En regardant tes statistiques de la saison, on remarque une sorte de montée en puissance. Tu confirmes ?
Comme c’est ma première saison en pro, j’ai eu quelques difficultés au début, mais je commence à m’adapter. Je sors de quatre ans d’université aux Etats-Unis, le niveau est complètement différent. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, je pense que j’ai eu un peu peur, avant de commencer. Finalement, c’est passé au bout des deux ou trois premiers mois. Je suis rentré vite dans le bain avec une finale de Supercoupe, notre deuxième R4 était blessé, même si je n’avais pas d’expérience je me suis retrouvé titulaire, j’ai joué correctement et on a gagné.
Tu as passé les quatre dernières années dans le championnat universitaire américain, avec la fac d’Irvine. Comment est le niveau là-bas ?
Il devient de plus en plus haut. Ma première année, il y avait Alex Nikolov et moi. La dernière année, Simeon Nikolov est arrivé, il y avait d’autres Bulgares les années précédentes, il y a Andrej Jokanovic cette année... De plus en plus étrangers sont là-bas, et ça augmente le niveau. C’est tant mieux, parce que c’est une expérience de dingue d’aller aux USA pendant quatre ans. Et ça permet aussi d’avoir un bon diplôme pour le futur, si jamais ça ne marche pas avec le volley, j’ai un diplôme de sciences politiques.
Tu es pleinement heureux de cette aventure ?
Je recommande à tout le monde. Je savais que j'allais jouer au volley jusqu'à ma retraite, jusqu'à 35-38 ans J'étais prêt à sacrifier quatr ans de volley professionnel, où j'allais être payé, pour consacrer quatre années à une expérience unique. En plus, j'étais dans une ville incroyable (au sud de Los Angeles, ndlr), avec la mer à côté, il faisait beau tout le temps, c'était la Californie. Si je pouvais faire encore quatre ans là-bas, je le referais !
Pour tes débuts professionnels, tu as choisi la Pologne, l’un des meilleurs championnats du monde. Tu n’as pas hésité ?
J’ai eu quelques offres en France et en Italie aussi. Je suis content et fier d’avoir eu de telles offres en Europe, ça montre que j’ai été suivi. J’ai décidé d’aller en Pologne car le projet était intéressant, avec à la base le réceptionneur-attaquant Mikolaj Sawicki, mais il a subi un contrôle antidopage positif. Ça a changé le système. Je devais être en rotation avec lui, avec le plus méritant qui joue. Finalement, j’étais un peu le seul R4 au départ, avec Wilfredo Leon, et Jakub Wachnik, un autre Polonais. Ils ont recruté ensuite un Canadien, Jackson Young, qui est vraiment pas mal. Au début d’année, ça se jouait beaucoup entre lui et moi. Là, je pense que j’ai prouvé que je mérite ma place.
Dans le projet, il y a aussi un coach français, Stéphane Antiga. C'est plus rassurant ?
Le coach sait faire la part des choses, même si on est Français tous les deux, si je ne suis pas bon pendant deux matchs, il va faire commencer Young, il l’a fait pendant la saison. Après, c’est bien parce qu’on peut se dire les choses un peu plus, même s’il parle très bien anglais et polonais aussi, on peut parfaitement communiquer. Et moi, je suis là pour écouter.
Dans ton équipe, il y a la superstar Wilfredo Leon. Qu'est-ce que ça fait d'évoluer avec un tel joueur ?
Déjà, c’est quelqu’un qui est top sur le plan humain. Tu peux lui parler de tout ce que tu veux, il va toujours être à l’écoute, il peut te donner des conseils, et pas seulement sur le volley. Et forcément, en termes de volley, on sait que c’est un des meilleurs si ce n’est le meilleur joueur de tous les temps. Donc quand il parle, tu écoutes ! Chaque fois qu’il parle, j’ai toujours l’oreille un peu penchée pour voir ce qu’il dit (rires). Et si jamais j’ai besoin de conseil un peu technique, il est là pour me répondre. C’est quand même exceptionnel de jouer avec lui, c’était un rêve. Quand j’étais au pôle de Bordeaux, je le voyais jouer... Ce mec, c’est un monstre ! Ça fait quelque chose...
Dans le championnat, il y a aussi ton père Hubert et ton frère Mathis au club de Gorzow, contre qui tu joues ce week-end. Au match aller, c’était la première fois que tu jouais contre eux ?
Oui ! Je n’ai jamais vraiment joué avec mon frère, à part en M15 en Coupe de France. La première vraie compétition où j’ai joué avec lui, c’était lors du championnat d’Europe U22 il y a deux ans. On gagne le tournoi, et on termine tous les deux meilleurs réceptionneurs-attaquants, c’était incroyable, surtout qu’on se complète un peu dans le jeu. Au match aller, c’était la première fois que je jouais contre eux, c’était un peu bizarre. Malheureusement, je n’ai pas fait mon meilleur match, je me suis fait sortir, mais j’en garde un très bon souvenir. J’ai hâte de les rejouer ce week-end. En plus je serai très probablement à la pointe, et Mathis en quatre. On sera face à face, s’il y en a un qui bloque l’autre, on va bien se regarder, ça va être marrant (rires).
C’est plus difficile de jouer contre son frère ?
Non, pas forcément. Après, statistiquement, il est dans le Top 5 du championnat dans pratiquement toutes les catégories, en attaque, en réception et en défense. C’est un joueur qui a tout cassé en l’espace d’un an. Je vais être là pour le stopper !
En dehors des matchs, tu les vois souvent ? Vos deux villes ne sont pas très proches...
On est clairement à l’opposé, mais ce n’est pas comme si on était l’un en France et l’autre aux Etats-Unis, c’est plus simple. On se parle souvent, avec la famille, avec Mathis. C’est vraiment cool.
Sur la fin de saison, quelle est ton ambition et celle du club ?
Réalistiquement, c’est de tout gagner. On a déjà remporté la Coupe et la Supercoupe, ce qui est une première dans l’histoire du club, c’est vraiment incroyable. On espère aller très loin en Ligue des champions, mais ce sera un gros challenge. L’objectif principal, je pense que c’est d’être au moins finaliste du championnat. En arrivant ici, mon objectif était de tout gagner. Je ne suis pas venu pour être sur le banc et regarder l’équipe... Je veux jouer, je veux être acteur, et j’ai envie de gagner.
A quel poste vas-tu jouer ?
Excellente question ! Ça dépend de l’état de santé de nos deux pointus. L’un des deux, Malinowski, est en train de revenir, mais c’est un peu compliqué avec ses problèmes de dos. Moi je suis prêt, à jouer en pointe ou poste quatre. Et si je dois jouer passeur ou central, je le ferai !
Est-ce que l’équipe de France fait partie de tes objectifs ?
Forcément ! Je suis allé en équipe de France il y a trois ans, lors d’une semaine de VNL. En match, j’avais juste fait quelques services, mais j’en garde un souvenir incroyable. Être entraîné par Andrea Giani, jouer avec des gars comme Timothée Carle ou Kevin Tillie, de grands joueurs français, alors que j’étais aux Etats-Unis, c’était un truc de fou. Cette année, j’ai envie de montrer que je peux avoir ma place, et que je suis là pour tout casser ! Je n’ai rien à perdre. J’ai juste envie de venir, et de jouer mon jeu.
En 2028, il y aura les Jeux Olympiques de Los Angeles, un endroit que tu connais bien...
Ce serait incroyable d’y aller ! En plus j’ai encore beaucoup de potes là-bas, ce serait un truc de fou. Et je dirais que c’est mon objectif principal en tant que volleyeur, sur les deux prochaines années, de faire partie du groupe qui ira aux JO.




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