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(Miniature) Mathis Henno : « On a les armes pour bien faire »
Photo : Jean-Marie Hervio/FFVolley
08/09/2026
Mathis Henno : « On a les armes pour bien faire »
A 21 ans, Mathis Henno s'apprête à disputer son premier Championnat d'Europe avec l'équipe de France senior dont il est devenu l'un des fers de lance offensifs. Avant le coup d'envoi de la compétition, jeudi face à la Suisse à Cluj-Napoca, le réceptionneur-attaquant des Bleus évoque ses ambitions.
On a beaucoup parlé cet été de l'absence de certains doubles champions olympiques dans le groupe, comment, vous, les plus jeune, avez-vous vécu cette évolution ?
Je pense que personne parmi nous ne s'est dit qu'il manquait des joueurs. Personnellement, je ne pense pas aux anciens, mais je pense à notre équipe. On a créé un groupe depuis le début, dont le but était d'aller ensemble jusqu'au bout de l'été. Il y a forcément moins d'expérience, on est peut-être moins habitués aux confrontations de top niveau international, mais le fait d’avoir gardé la même ossature tout au long de cette saison internationale a été très bénéfique, car on a tous progressé, individuellement et collectivement, au fil des semaines. Je retiens beaucoup de positif par exemple de la Volleyball Nations League parce qu’on a vu vraiment la marge de progression entre la première étape et la dernière. Et on a confirmé cette montée en puissance pendant toute la préparation de l’Euro.

Tu es personnellement rapidement devenu un élément-clé de ce groupe, souvent dans le six de départ en attaque, comment vis-tu ce statut ?
C’est déjà une fierté pour moi de représenter l'équipe de France. Et ça me permet aussi, à mon échelle, de passer un cap, parce que forcément, c’est surtout en jouant des matchs de haut niveau que tu vas progresser. Mon but est d'être au service de l'équipe le plus souvent possible, donc je suis vraiment content d’avoir la confiance du staff et de mes coéquipiers.

Justement, dans quels domaines as-tu l'impression de progresser ?
Je dirais surtout le mental, le fait d’arriver à être bon sur la durée, de rester toujours concentré et agressif, de ne pas lâcher pendant un match. Et techniquement, j’ai bien sûr encore beaucoup de marges de progression, je pense notamment que je pourrais apporter un peu plus au service. Mais là encore, c'est surtout mental. Le service, il y a des jours où tout passe, d’autres où ça ne marche pas trop ; le but pour moi est d’arriver à être le plus constant possible dans ce domaine.

Comment vois-tu le potentiel de l’équipe de France sur l’Euro et qui sont les favoris selon toi ?
Pour ce qui est des favoris, je dirais la Pologne, parce qu'ils sont vraiment complets, et l'Italie, comme d'habitude, toujours très forte. Ensuite, je pense que nous, on a aussi la place pour y arriver. C’est clair qu’au début de l'été, on était un peu en dedans, on se disait que ça allait être dur d'atteindre le niveau de ces équipes, mais entre notre progression pendant la VNL et la préparation qu'on a faite pendant un mois, je pense qu’on a les armes pour bien faire, y compris réussir à se qualifier pour les Jeux Olympiques (seul le vainqueur de l’Euro gagne son billet), on a réussi depuis un mois à mettre les points d'attention aux bons endroits. Je crois que c’est le premier championnat d'Europe qui est qualificatif pour les JO, donc ça met de la pression à toutes les équipes. Ça peut être à notre avantage dans la mesure où, comme on est une équipe avec un peu moins d'expérience à l'échelle internationale, on est peut-être moins attendus que d’autres qui ont cet objectif en tête, les cartes peuvent être redistribuées.

Quel premier objectif vous fixez-vous dans votre poule ?
A priori, se qualifier pour les huitièmes de finale n’est pas la chose la plus difficile (les quatre premiers sur six équipes), mais pour nous, le but, si on regarde plus loin, va être de terminer premiers, parce qu'on croise ensuite avec une poule (la B) où il y a trois très bonnes équipes qu’on veut si possible éviter de rencontrer en huitièmes de finale. Ça veut dire qu’il va falloir faire des matchs très sérieux contre la Turquie, l'Allemagne, la Roumanie, et bien sûr la Suisse et la Lettonie. On a en plus une revanche à prendre contre la Turquie et l’Allemagne, qui nous ont battus cette saison en VNL. Ce qui est sûr, c’est que pour atteindre notre objectif, il va falloir rester constants et concentrés.

Un mot pour finir sur ta future saison en club : après un an en Pologne (Gorzow), tu vas rejoindre Pérouse, champion du monde, d’Europe et d’Italie en titre, qu’attends-tu de ce nouveau challenge ?
C’est vraiment ce que je recherchais après ma saison en Pologne : trouver un club avec de vraies grandes ambitions et capable de remporter des titres. Dans ce contexte, mon but, personnellement, va être de passer un nouveau cap. Je sais que je vais avoir un très très bon entraîneur (Angelo Lorenzetti) et que je serai entouré d'une super équipe, je suis persuadé que je peux progresser aussi bien physiquement que mentalement et techniquement, ça va en tout cas être mon objectif principal de la saison prochaine.



Programme de l'équipe de France à l'EuroVolley 2026 (9-26 septembre en Italie, Bulgarie, Finlande et Roumanie) :

Poule D (Cluj-Napoca, Roumanie) :


Jeudi 10 septembre (16h) : France/Suisse
Samedi 12 septembre (16h) : France/Turquie
Dimanche 13 septembre (19h) : Lettonie/France
Mardi 15 septembre (19h) : France/Allemagne
Mercredi 16 septembre (19h) : France/Roumanie

Phase finale :

19-21 septembre : huitièmes de finale
22-23 septembre : quarts de finale
25 septembre : demi-finales
26 septembre : finales

Tous les résultats de la compétition sont
à retrouver ici


La liste des 14 joueurs de l'équipe de France (entre parenthèses, les clubs de la saison 2026/2027) :

Passeurs : Antoine Brizard (Osaka Bluteon/Japon), Amir Tizi-Oualou (Modène/Italie)
Réceptionneurs/attaquants : Trévor Clevenot (Ziraat Ankara/Turquie), Antoine Pothron (Belchatow/Pologne), Mathis Henno (Pérouse/Italie), Noa Duflos-Rossi (Cisterna/Italie)
Pointus : Stephen Boyer (JTEKT Stings Aichi/Japon), Théo Faure (Trentino Volley/Italie)
Libéros : Benjamin Diez (Cannes), Luca Ramon (Tours)
Centraux : Moussé Gueye (Lublin/Pologne), François Huetz (Tours), Daniel Iyegbekedo (Piacenza/Italie), Simon Magnin (Poitiers)