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11/05/2018
Benjamin Toniutti : « Le Final Four, c’est énorme pour le club »
Battu par Belchatow en deux matchs la semaine dernière en finale du Championnat de Pologne, Zaksa dispute ce week-end le Final Four de la Ligue des champions, avec une demi-finale à venir face à la Lube Civitanova de Jenia Grebennikov. Capitaine et passeur de l’équipe polonaise, Benjamin Toniutti évoque ce rendez-vous puis les retrouvailles avec l’équipe de France.
Que ressentez-vous après cette défaite en finale face à Belchatow ?
On est forcément déçu, parce que quand tu arrives en finale, tu as forcément envie de gagner, ça aurait été beau de remporter un troisième titre de suite, mais il faut admettre que Belchatow a mieux joué que nous sur ces deux matchs. Le premier, on perd 3-0, mais 25-23, 25-23, 26-24, on a eu beaucoup d’occasions de gagner chaque set, ça se joue sur de tout petit détails, sur le deuxième, on fait un premier set de très haut niveau qu’on gagne, et après, ils ont clairement élevé leur qualité de service et ont fait la différence dans ce secteur. On sait que c’est leur point fort, ils ont pris beaucoup de risques au service, ça leur a permis de faire la différence. Maintenant, même si on ne peut pas être content de perdre en finale, il faut se rappeler que l’objectif il y a trois ans quand je suis arrivé, c’était de remettre le club au top, ce qui est le cas, puisqu’en trois ans, on a remporté trois titres, deux de champion et une Coupe, avec en plus une finale cette année en Championnat et une qualification pour le Final Four de la Ligue des champions, ce qui signifie que nous faisons partie des quatre meilleures équipes européennes, il y a quand même des choses très positives.

Pas le temps de digérer cette finale, vous disputez ce week-end ce Final Four de la Ligue des champions, dans quel état d’esprit l’abordez-vous ?
C’est la quatrième fois que le club se qualifie pour le Final Four (3e en 2003, 4e en 2002 et 2013), ce n’est pas tous les ans que Zaksa y va, donc c’est énorme pour le club. C’est une des premières fois de la saison qu’on ne sera clairement pas favoris, il va falloir jouer à notre meilleur niveau pour essayer d’accrocher une médaille, c’est l’objectif du club. On va tout faire pour, même si on sait que ce sera compliqué face aux trois meilleures équipes d’Europe actuelles.

Comment voyez-vous votre demi-finale contre la Lube de Jenia Grebennikov ?
C’est la demi-finale des perdants, puisque comme nous, ils viennent de perdre la finale de leur championnat, contre Perugia, il va falloir voir comment les deux équipes vont arriver mentalement à ce Final Four. Il y a forcément de la déception chez eux comme chez nous, mais ce Final Four est un gros objectif pour les deux clubs, ça va être un match de très haut niveau. On a vu au Championnat du monde des clubs qu’on n’est pas loin d’eux, puisqu’on a perdu 16-14 au tie-break, par contre, il faudra faire un gros match pour arriver à les battre. Sur un match en terrain neutre, on a quelque chose à jouer.

Pour vous, Kazan est-il le grandissime favori de ce Final Four ?
Clairement, oui, pour plusieurs raisons : d’abord, parce qu’ils ont déjà démontré leur force en gagnant les trois dernières éditions et le Championnat du monde des clubs cette saison, ensuite parce qu’ils jouent à domicile, enfin parce qu’ils ont terminé leur Championnat il y a deux semaines, ce qui leur a laissé du temps pour préparer ce Final Four. C’est le favori, maintenant, Perugia arrive euphorique car ils ont tout gagné cette saison en Italie, ça va aussi être une belle demi-finale.

A titre personnel, quel bilan faites-vous de votre saison en club ? Laurent Tillie soulignait récemment le fait que vous soyez encore parvenu à maintenir un haut niveau de performance…
Je me suis senti bien globalement, avec quand même des moments de fatigue physique et mentale, parce que j’ai énormément joué. Mais c’est vrai que je me sens bien dans le jeu, je suis content de ma saison, même si je suis un peu déçu de ne pas avoir gagné de titre, alors que j’en avais pris l’habitude lors des saisons précédentes. En tout cas, j’espère continuer comme ça, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai décidé de prolonger l’aventure, j’ai apprécié que le club ait manifesté sa volonté de continuer avec moi, j’ai envie de gagner encore des titres avec ce club et de faire en sorte qu’il reste au plus haut niveau. C’est un club qui mérite d’être au top du top.

Une autre aventure se poursuit dès ce mois de mai, celle de l’équipe de France, avec une nouvelle Volleyball Nations League qui vous donnera l’occasion d’évoluer beaucoup devant votre public, à Rouen (25-27 mai), Aix (8-10 juin) et Lille pour la Finale (4-8 juillet), on imagine que pour vous, joueurs, c’est une grosse satisfaction.
Oui, c’est énorme. On a vu l’engouement qui nous avait accompagnés l’année dernière à Pau, avec une salle complètement en feu, on espère avoir des ambiances comme ça cet été. Ça sera en plus la première fois que la France organisera la Finale, dans un stade de foot qui plus est, j’espère que l’ambiance sera belle et qu’en termes d’émotions, on parviendra à utiliser ce soutien pour faire des résultats.

Faire des résultats aussi pour tourner la page de la fin de saison dernière avec cet Euro en Pologne manqué ?
Oui, après chaque mauvais résultat, on garde en tête quelque chose de négatif. C’était pareil après les JO et on a réussi à rebondir. Cela ne veut pas dire que ce sera pareil cette année, mais ça veut dire qu’il faut passer outre et recommencer à bien travailler. Mais le sport, c’est comme ça, c’est des victoires, des défaites, des moments de joie et de déception, il faut savoir gérer ça et tout mettre en œuvre pour obtenir des résultats.

Avec des joueurs dont pas mal ont brillé en club cette saison, preuve que le niveau reste là ?
Oui, le potentiel est là, il y a beaucoup de grands joueurs en équipe de France, d’autres qui tapent à la porte, il y a de la concurrence et c’est bien pour l’équipe de France.