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22/05/2018
Nicolas Le Goff : « On a envie de rendre nos supporters heureux »
Après une saison en club à Latina qu’il qualifie de "mitigée", Nicolas Le Goff a retrouvé l’équipe de France à Rouen pour préparer le Volleyball Nations League qui débute vendredi par un match face à l’Iran au Kindarena. Le central des Bleus, âgé de 26 ans, évoque ses objectifs pour la saison internationale.
Quel bilan faites-vous de votre saison avec Latina ?
Il est un peu mitigé, parce qu’au début de la saison, j’ai eu un problème de genou qui m’a handicapé pendant quasiment toute la phase aller du Championnat, donc d’un point de vue personnel, c’était décevant, même si ça s’est bien remis et que pendant la deuxième partie du Championnat, j’ai pu jouer et plutôt pas trop mal. Après, d’un point de vue collectif, on s’attendait tous à mieux, dans le sens où on avait quand même une bonne équipe sur le papier et que nous n’avons pas eu les résultats escomptés. On a fait quelques bonnes choses, on a gagné quelques matchs importants et dans l’ensemble, on a fait des bons résultats contre les grosses équipes. La saison n’est pas toute noire, mais on aurait pu faire un peu mieux.

Le niveau de la Super Lega et la vie sur place ont-ils été conformes à ce que vous attendiez ?
Oui, même si je n’avais jamais joué en Italie, je savais à peu près à quoi m’attendre, c’est un championnat que je suivais régulièrement et j’avais affronté la plupart des joueurs en club ou en équipe nationale, donc je n’ai pas vraiment été surpris. Après, au niveau de la vie sur place, ça s’est très bien passé, Latina est une petite ville plutôt sympa, avec Rome juste à côté, la vie en Italie se rapproche quand même pas mal de ce que nous connaissons chez nous, en France, ça ne dépayse pas trop, comparé à la Turquie qui était vraiment un cadre de vie complètement différent.

Parlons maintenant de l’équipe de France, que gardez-vous de l’été 2017 ?
C’est du 50/50, avec d'abord un super TQCM à Lyon et la victoire en Ligue Mondiale qui reste un souvenir extraordinaire. Après, on a eu forcément de la déception de passer à côté de l’Euro et de la World Grand Champions Cup au Japon, je pense qu’on avait trop donné sur la première partie de saison, on a vécu des émotions très fortes et on n’a pas réussi à repartir sur l’Euro, on a bien vu qu’on n’était plus prêts dans la tête, plus concentrés. C’est un peu ce qui s’était passé pour les JO, on avait eu un TQO très fort émotionnellement au Japon, derrière une médaille sur la World League, et il y avait eu un coup de décompression derrière. C’est vachement frustrant d’être passés à côté de l’Euro parce qu’on n’a pas su défendre notre titre, mais à chaque fois qu’on est tombés, on a su se relever, on va se servir de ça pour avancer cette saison. On sait que dans un sport comme le volley où la concurrence est rude, c’est très difficile de gagner toutes les compétitions. Maintenant, même si ça a été dur à avaler, je pense que ça a été plus facile à digérer quand même que les JO. On s’est dit que ce n’était pas notre compète et qu’il fallait passer à autre chose, et au regard de la manière, ce n’était pas comme si on avait tout donné et qu’on s’était pris une grosse claque. Là, dès le premier match contre la Belgique (2-3), on a tout de suite su qu’on n’était pas vraiment dans le coup.

Dans quel état d’esprit et dans quelle condition physique abordez-vous cette nouvelle saison en équipe de France ?
L’état d’esprit, c’est toujours le même, dans le sens où c’est toujours un plaisir et un honneur de jouer en équipe de France.
 A chaque fois que la saison internationale reprend, je suis super content, surtout que cette année, après la Volleyball Nations League, on a le Championnat du monde en ligne de mire qui est notre objectif principal. On a le souvenir de 2014 où on avait fait quelque chose de bien, mais où on était passés à côté d’une médaille, on va essayer de franchir cette année une marche de plus et de monter sur le podium, c’est un beau challenge qui nous attend, j’ai hâte que ça arrive, on est tous très motivés. Sachant que cela fait un petit moment qu’on n’avait pas eu un été avec juste deux compétitions, on va pouvoir bien se focaliser sur ces deux objectifs. En 2016 et 2017, on a eu des étés à rallonge avec beaucoup de compétitions, du coup, on était forcément plus « éparpillés », c’était plus compliqué de se préparer. Là, on marche tous dans le même sens, concentrés sur nos deux objectifs de la saison. Et physiquement, ça va très bien, j’ai fini la saison en Italie en bonne forme, j’ai eu deux semaines de repos entre la fin du Championnat et la reprise de l’équipe de France, j’en ai profité pour prendre un peu soin de mes genoux et de mon épaule, tout va bien.

Vous allez jouer cette saison pas mal de matchs à domicile, est-ce excitant d’avoir autant de rendez-vous devant son public ?
Oui, c’est vachement excitant, surtout que nos dernières prestations en France se sont super bien passées avec le public, il y avait une ambiance de fou, que ce soit le TQCM à Lyon l’année dernière que la World League à Pau où on n’avait pas perdu un seul match. On se rend compte qu’avec nos résultats qui continuent à exister, on a un public qui s’étoffe de plus en plus. Là, on sait qu’on va avoir trois rendez-vous de la Volleyball Nations League en France, c’est un vrai plaisir et ça nous motive, on a envie de rendre nos supporters heureux et de nous faire plaisir sur le terrain.

Il y aura aussi un match face à la Serbie début septembre à l’AccorHotels Arena, avez-vous déjà évolué dans cette salle ?
Non, depuis que je suis là, en 2012, on n’a jamais joué à Bercy, on sait que ce genre de salle est réservée pour les grands événements, le fait qu’on puisse y accéder prouve aussi qu’on a franchi un cap. Si nous n’étions personne, nous ne jouerions pas là-bas, ce n’est pas n’importe qui qui peut jouer dans cette salle, pareil pour le grand stade à Lille qui accueille en général des grands événements et des sports reconnus, c’est un honneur pour nous de jouer dans ces enceintes.