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07/09/2017
Le World Tour fait escale à Montpellier
La saison de World Tour touche à sa fin, elle s’arrête de jeudi à samedi à Montpellier pour un tournoi 1 étoile qui clôt le 13e Montpellier Beach Masters. Les quatre paires de l’équipe de France masculine sont au rendez-vous, leur entraîneur Stéphane Canet fait le point sur leur saison.
Organisé tous les ans depuis 2004, le Montpellier Beach Masters se veut une fête du beach qui, pendant huit jours, célèbre la discipline via de nombreuses animations, initiations, tournois amateurs, corporatifs et jeunes, et s’achève par un tournoi international de haut niveau. Cette saison et pour la première fois, ce tournoi a reçu le label World Tour, catégorie 1 étoile, ce qui a son importance puisqu’il attribue du coup des points précieux au ranking mondial, déterminant pour les qualifications aux grandes épreuves internationales que sont notamment les Championnats du monde ou les Jeux Olympiques.

La compétition, uniquement masculine cette année, promet donc du beach de très haut niveau, ce qui réjouit Stéphane Canet, l’entraîneur de l’équipe de France masculine (qui s’entraîne à l’année à Montpellier) : "Ça fait plaisir de pouvoir retrouver le World Tour en France. C’est primordial qu’il y ait de plus en plus de compétitions internationales sur le sol français, surtout dans la perspective de Paris 2024. Ça va être une super fête, on invite tous les gens à venir voir ce qu’est le beach qui a besoin de se développer en France. On espère que ce tournoi va donner envie à des promoteurs, à des joueurs, à des jeunes, de découvrir ou redécouvrir le beach."

L’objectif des quatre paires de l'équipe de France, rejointes jeudi dans le main draw par une cinquième, composée d'Adrian Caravano et de Yann Faure, parvenus à passer leurs deux tours de qualifications (Martel Bosqui et Florian Gosselin ont de leur côté été sortis) ? "C’est de faire un podium, gagner des médailles. Ce ne sera pas facile parce que tout se joue en élimination directe, il faut tout de suite être dans le match. C’est assez stressant, il faut arriver à être relâchés tout en étant concentrés", poursuit Stéphane Canet qui en profite pour faire le bilan de la saison des quatre paires de l’équipe de France.

Youssef Krou et Quincy Aye. "C’est leur première vraie saison ensemble. Pour Quincy, il y a eu beaucoup de révolution, parce qu’il arrive de la salle, il a eu beaucoup de choses à apprendre pour stabiliser son jeu, notamment en réception et à la passe. Ça a été progressif, les premiers tournois ont été compliqués parce qu’ils ont été directement lancés sur les gros World Tour, mais il a fait preuve d’une vraie capacité d’adaptation et de progression. Youssef, de son côté, est passé en défense, il a fallu s’adapter à des timings de défense qu’il ne maîtrisait pas tout à fait. Cette année leur a permis de se découvrir un nouveau jeu, leur progression a été intéressante, avec deux médailles d’or cet été, sur le World Tour 1 étoile d’Agadir, qui ressemble à celui de Montpellier, et un Satellite en Russie. Les atouts de cette équipe, c’est l’alliage de l’expérience de Youssef, qui a maintenant le plus gros palmarès du beach français, et la jeunesse de Quincy, qui amène son dynamisme, sa volonté et son ambition. Cette équipe a le bon morphotype du haut niveau, avec un gaucher et un droitier, ils sont sur la courbe de progression que nous avions établie, c’est une bonne association."

Maxime Thiercy/Romain Di Giantommaso. "Leur début de saison a été difficile, parce qu’ils sont passés des catégories de jeune à un monde professionnel qui est beaucoup plus rigoureux, la transition n’a pas été facile. En pro sur le World Tour, on n’a parfois qu’une chance dans un match, il faut être capable de la saisir, sinon l’adversaire prend l’ascendant psychologique, alors qu’en jeunes, le niveau étant moins constant, tu peux avoir deux-trois occasions dans un match. Ça a changé pas mal la donne pour eux, d’autant qu’ils ont démarré la saison sur des World Tour 4 ou 5 étoiles. Après, ils ont su se relancer et renouer avec la victoire sur des tournois Satellite et WEVZA, ils ont été sacrés champions de France pour la troisième fois, ils ont fait un très bon Championnat d’Europe. Du coup, ils sont sur une bonne dynamique, ils sont chez eux à Montpellier – Romain est né avec le Beach Masters, dès qu’il sortait du Lycée Joffre, il venait jouer ici et ça fait très longtemps qu’il y participe -, ils vont avoir à cœur de briller."

Arnaud Loiseau/Arnaud Gauthier-Rat. "Ils ont obtenu de très bons résultats cette année sur les circuits Satellite, c’est une équipe ultra-compétitive, très dynamique, avec un bon jeu de mouvement, qui a clairement les moyens de tirer son épingle du jeu sur ce World Tour. A tout moment, ils peuvent faire une bonne perf. Ça fait quatre ans qu’ils jouent ensemble, ils ont un fond de jeu et une connaissance d’eux-mêmes qui leur permettent d’arriver sur les fins de set avec une vraie routine, une vraie complémentarité, une vraie confiance l’un envers l’autre. Maintenant, le très haut niveau, il faut des joueurs assez physiques et assez grands, donc il faut réfléchir avec eux sur les meilleures associations à l’avenir, car les exigences du World Tour ne sont pas les mêmes, ils l’ont d’ailleurs vu cette saison à Agadir et Espinho."

Tanguy Lomba et Olivier Barthélémy.
"Ce tournoi est pour eux l’occasion de s’exprimer au niveau international. Olivier est un joueur qui possède de bonnes capacités physiques, c’est un joueur haut, qui fait 2,15m d’envergure, un gabarit qu’on peut trouver sur le World Tour. Tanguy est un très bon défenseur, il a aussi envie de montrer qu’il est maître chez lui, parce qu’il connaît ces Beach Masters depuis qu’il est tout jeune."

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