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18/08/2017
Juliette Fidon : « Finir sur une bonne note »
Les Bleues ont atterri à Taipei, où débutent les Universiades samedi. Elles y affrontent dans l’ordre le pays hôte, la Colombie et la République Tchèque. Avant d’entrer en lice, la jeune capitaine Juliette Fidon détaille les objectifs de son équipe et fait le point sur un été dense.
Il y a quelques semaines, vous reveniez du World Grand Prix avec une médaille de bronze autour du cou. Cette belle performance était-elle attendue d’un groupe si nouveau ?
C'est une bonne performance, mais après le Final Four, nous restons quand même sur notre faim. C’est toujours frustrant de recevoir une médaille à la suite d'une défaite. Le Venezuela ne s’étant pas présenté pour le carré final, on a seulement joué et perdu notre demi-finale face à la Hongrie pendant que l’Australie, pays organisateur, accédait directement à la finale. On a alors décroché cette médaille sans jouer le match, cela laisse un goût amer. Mais ça reste une médaille, on en est très fières. On aurait seulement préféré qu’elle se joue plus sportivement.

Un goût d’inachevé qui donne peut-être davantage de motivation pour les Universiades …
Oui, on a très envie. La reprise le 7 août dernier à Vichy n’a pas été facile après nos quelques jours de repos. Ici, le voyage et le décalage horaire laissent des traces. Cette compétition va être difficile physiquement, mais on a la chance d’avoir quelques jours devant nous pour s’entraîner correctement avant notre premier match le 21 août, face à Taipei, le pays hôte. On sait que cette compétition présente toujours un niveau relevé, les matchs vont être intéressants.

Loin du format d’une compétition classique, les Universiades, avec son village, sa cérémonie d’ouverture et ses 7000 athlètes sont une expérience unique. Que vous inspirent-elles ?
Cette compétition est très spécifique. Pour une fois, nous ne nous retrouvons pas en vase clos. On fait partie d’un véritable groupe : la délégation française. Il y a vraiment un esprit autour de la France, du drapeau et du maillot. On le ressent beaucoup plus ici que lors des compétitions de volley classiques.

Comment envisagez-vous votre poule ?
La République Tchèque, Taipei et la Colombie, on ne connaît aucun de nos adversaires. On va entamer les matchs un peu à l’aveugle, ce sera un véritable exercice d’adaptation. Il va falloir cerner rapidement le jeu de l’équipe adverse pour y répondre efficacement.

Quel objectif avez-vous fixé avec votre équipe pour cette dernière échéance de l’été ?
Pour le moment, le seul objectif de résultat que nous avons officiellement fixé est de sortir de notre poule. Avec les contraintes d’âge que pose cette compétition, il est difficile pour nous d’évaluer le niveau de nos potentiels adversaires. Certaines équipes sont incomplètes, d’autres sont des équipes réserves. Nous ferons vraiment tout pour décrocher une deuxième médaille, c’est l’objectif de tous les athlètes ici. Puisque c’est la dernière compétition de l’été, nous avons vraiment à coeur de finir sur une bonne note.

Votre été a été très dense, comment évaluez-vous l’évolution du groupe tout au long de cette saison en bleu ?
Sportivement d’abord, il y a eu de gros progrès. Au début de l’été, lors du TQCM, nous étions restées sur cinq échecs consécutifs, avec à chaque fois le même scénario : nous menions, puis nous nous effondrions complètement lors du money-time. Aujourd’hui, la tendance est complètement inversée. Nous avons trouvé la sérénité qui nous permet de remonter au score même lorsque nous sommes menées de dix points. Cela se produit désormais régulièrement. On sait gagner, même lorsque l’on est derrière. Cette stabilité en fin de set est très précieuse et c’est vraiment bien que l’on soit parvenues à la trouver. Le groupe, lui, vit très bien. Je pense que nous nous sommes toutes rapprochées à travers les galères que nous avons traversées et partagées, comme des problèmes de transports, de santé, d’organisation. Ce sont plein d’anecdotes qui ont vraiment soudé le groupe et libéré la parole, la communication.

Sans Kelly Oublié et Alexandra Rochelle (qui n’entrent pas dans la catégorie d’âge de la compétition) et avec Lisa Menet-Haure et Amandine Giardino, c’est un groupe rajeunit qui participe à cette compétition. Un groupe qui s’inscrit dans le projet 2024 donc …
La comparaison est tentante. Les Universiades sont une forme de mini Jeux Olympiques, c’est assez symbolique. C’est toujours une compétition supplémentaire qui sera formatrice pour nous et qui entre dans ce projet. Mais, 2024 c’est encore très loin, on ne sait pas ce qu’il se passera entre-temps. Certes, le groupe est jeune, et j’espère vraiment que certaines d’entre nous vivront ces Jeux Olympiques 2024. Mais les choses ont le temps d’évoluer en sept ans.

 

PROGRAMME 
 
Heures françaises

Universiades


21/08/2017
09:00 FRANCE / CHINE TAIPEI


22/08/2017
09:00 FRANCE / COLOMBIE

23/08/2017
12:00 RÉPUBLIQUE TCHÈQUE / FRANCE


 
 
INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES

Site de la compétition :
www.2017.taipei
              
GROUPE FRANCE

ZONGO Safiatou - 14/03/1994 - Récep/Attaquante
STOJILJKOVIC Nina - 01/09/1996 - Passeuse
GIARDINO Amandine - 30/03/1995 - Libéro
MENET-HAURE Lisa - 16/05/1994 - Libéro
GICQUEL Lucille - 13/11/1997 - Pointue
DASCALU Alexandra - 17/04/1991 - Pointue
DASCALU Silvana - 14/05/1994 - Centrale
FIDON Juliette - 28/10/1996 - Récep/Attaquante
AMALRIC Oriane - 11/10/1990 - Passeuse
NDOYE Odette -25/08/1992 - Récep/Attaquante
GARREAU DJE Marie-France- 10/04/1992- Centrale
MAYER Chloe - 28/07/1997- Centrale