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01/06/2017
Boyer, ascension express
Pour ses débuts en équipe de France, Stephen Boyer a crevé l’écran lors du TQCM de Lyon. Le pointu de Chaumont, 21 ans, va tenter de confirmer à l’occasion de la Ligue Mondiale qui débute cette semaine avec trois matchs à Kazan contre la Bulgarie, la Russie et l’Argentine.
A la veille de France-Allemagne, dernier match du TQCM de Lyon, décisif pour la première place car synonyme de qualification pour le Championnat du monde 2018, Laurent Tillie, s’il se réjouissait de la performance réalisée face à la modeste formation d'Azerbaïdjan par Stephen Boyer pour sa première titularisation en équipe de France (19 points), ajoutait, à propos d’un des prétendants à la succession d’Antonin Rouzier à la pointe de l’équipe de France : "Stephen Boyer montre qu’il est là. Après, l’absence d’Antonin peut être préjudiciable sur les matchs avec plus d’enjeu comme contre l’Allemagne."

Ce que le sélectionneur ne disait pas, c’est qu’au regard du début de tournoi tonitruant de l’intéressé, il avait décidé, malgré son jeune âge et son manque de vécu international (4 sélections lors des quatre premiers matchs de ce TQCM), d’aligner d’entrée le pointu de Chaumont le lendemain pour le capital rendez-vous contre la Mannschaft. "Par rapport à Thibault Rossard (qui avait jusqu’ici débuté comme titulaire), il a une grosse présence au filet au niveau du bloc, et face aux Allemands, j’avais besoin d’un peu plus de bloc", expliquera après-coup Laurent Tillie. Force est des constater que les faits lui ont donné raison, puisque Boyer, confronté pour la première fois à du très lourd face à lui, a tenu la baraque, meilleur marqueur de ce match couperet avec 20 points, mais également très présent en défense avec 4 des 15 blocs tricolores.

Nicolas Le Goff : "Il a été monstrueux"

A l’arrivée, l’un des bizuths de cette équipe de France new look aura sans aucun doute été la révélation de ce tournoi, impressionnant à la fois le public de Gerland et ses partenaires. Après le match contre l’Allemagne, Nicolas Le Goff confiait ainsi : "Franchement, il a été monstrueux. C’était le premier match où il jouait contre une équipe avec des bloqueurs comme ça, il n’a pas démérité, que ce soit au service ou au bloc. Il apporte énormément, c’est magnifique." Mêmes louanges du côté du capitaine Benjamin Toniutti : "Moi qui regarde beaucoup de matchs du Championnat de France, je connaissais ses qualités physiques. L’an dernier, il était encore un peu irrégulier, cette année, il a pris une autre dimension, je crois que Silvano Prandi (son coach à Chaumont, ndlr) a fait un gros travail avec lui. Il fallait voir ce qu’il allait donner au niveau international, c’est clairement un des joueurs du futur de l’équipe de France." Quant à Laurent Tillie, il confiera : "Stephen surprend tout le monde. On l’avait déjà vu l’année dernière, il a confirmé cette saison avec un titre de champion de France et une finale de Coupe d’Europe, puis avec nous en prenant tout doucement sa place, il a pris de l’assurance et de l’envergure au fil des matchs."

Au point que le sélectionneur, qui aime habituellement intégrer ses jeunes joueurs très progressivement, l’a donc titularisé face à l’Allemagne. Et l’intéressé, que pense-t-il de cette adaptation express ? Gêné lorsqu’on lui demande de s'exprimer sur son cas personnel, il admet tout de même avoir été surpris d’être autant utilisé à Lyon : "Laurent Tillie m’avait dit qu’il allait faire tourner parce qu’il y avait cinq matchs en cinq jours, je m’attendais à faire quelques rentrées, des moitiés de sets, mais pas des matchs entiers. Je suis content qu’il m’ait fait confiance, maintenant, je veux continuer à bosser pour progresser et tenir plus longtemps, avoir plus de régularité dans mon jeu." Cela tombe bien, la Ligue Mondiale, qui débute ce week-end par un déplacement et trois matchs à Kazan, va lui donner d’autres occasions de se frotter au gratin international et donc de confirmer sa belle semaine lyonnaise…


Ligue Mondiale, mode d'emploi. 12 équipes font partie du Groupe 1, l'élite de la Ligue Mondiale : la France, l'Argentine, la Belgique, le Brésil, la Bulgarie, le Canada, les Etats-Unis, l'Iran, l'Italie, la Pologne, la Russie, la Serbie, tenante du titre. La phase de poules se dispute sur trois week-ends de trois jours (un match par jour par équipe), à l'issue de laquelle les cinq premiers au classement (les six si le Brésil, qualifié d'office, est dans le Top 5) se qualifient pour le Final Six qui aura lieu du 4 au 9 juillet à Curitiba (Brésil). La France, victorieuse de la compétition en 2015, troisième en 2016, dispute ce premier week-end à Kazan en affrontant successivement la Bulgarie, la Russie et l'Argentine, elle accueillera ensuite à Pau la Russie, l'Italie et les Etats-Unis, avant un troisième week-end à Anvers (16-18 juin) avec au programme l'Italie, le Canada et la Belgique.