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(Miniature) Bruna Pezelj, génération 2024
Bruna Pezelj à gauche, lors du stage à Venelles (photo : PAVVB)
25/05/2017
Bruna Pezelj, génération 2024
Benjamine de l’équipe de France actuellement en stage à Pau pour préparer son TQCM au Portugal (31 mai-4 juin), Bruna Pezelj est considérée comme une future pépite du volley tricolore. Avant les deux matchs amicaux face à l’Espagne (samedi et dimanche), nous l’avons rencontrée.
Un sourire pétillant, un peu de gêne à l’idée de répondre à l’une de ses premières interviews, mais finalement peu de difficultés à raconter son parcours, voilà comment est apparue Bruna Pezelj, rencontrée à Belfort lors du premier stage de préparation au TQCM portugais. La veille, la très jeune femme (18 ans) venait d’honorer sa toute première sélection en A contre la Belgique (défaite 1-3) et elle n’en revenait toujours pas d’être invitée à la cour des grandes. "J’ai été surprise et tellement contente d’être appelée, j’ai une chance unique, à 18 ans, d’être ici, je ne m’y attendais vraiment pas."

Reste que la convocation de cette jeune joueuse ne comptant encore aucun match pro (elle évoluait jusqu’ici en Nationale 2 à Monaco) n’est pas tellement une surprise, pour deux raisons, expliquées par Félix André, le sélectionneur des Bleues : "D’abord, Bruna n’est pas apparue du jour au lendemain, elle a suivi toute la filière fédérale, nous la connaissons depuis longtemps. Ensuite, nous l’avons intégrée parce qu’elle s’inscrit dans notre projet Génération 2024". Un projet ambitieux qui vise à monter une équipe de France compétitive à horizon 2024 - Bruna Pezelj aura 25 ans - et qui explique en bonne partie le renouvellement du groupe cette saison, avec l’incorporation de nombreuses débutantes.

Passée par Venelles...

Dont la Monégasque qui, si elle se serait rêvée sauteuse en hauteur, a très tôt baigné dans le volley : "Depuis que je suis toute petite, je veux devenir joueuse professionnelle, comme mon père", explique celle qui a débuté à Monaco, où le père en question, Dragan, international croate passé notamment par Nice, Beauvais, Saint-Quentin, était entraîneur-joueur (il est toujours entraîneur). Passée par le Pôle Boulouris, elle a intégré il y a deux ans l’IFVB, où elle a notamment fait un stage cette saison de quelques jours à Venelles (voir photo), entraîné par… Félix André. Pas encore sélectionneur, ce dernier a alors eu confirmation du potentiel de la réceptionneuse-attaquante monégasque, dont il dit aujourd’hui : "C’est une joueuse dynamique avec des qualités de saut et d’explosivité très intéressantes, mais aussi une palette technique développée pour une jeune joueuse. On sent en plus chez elle une vraie culture du volley, que lui a transmise son père, et elle fait preuve d’une grande motivation."

Une grande motivation qui lui a permis d'arriver dans cette équipe de France à peine intimidée. "Ça se passe très bien, confirme-t-elle. Je me suis bien adaptée, les filles sont cools, j’en connaissais quelques-unes, Juliette (Fidon), Oriane (Amalric) et Julie (Oliveira Souza)." Félix André poursuit : "C’est la petite dernière, du coup, le groupe l’a prise sous son aile, elle n’a pas eu à se forcer." Et son premier match face aux Belges ? "Au premier set, j’étais vraiment stressée et crispée, je n’y arrivais pas trop. Finalement, je me suis dit que je n’avais rien à perdre, qu’il fallait foncer, ça a plutôt bien marché." Le sélectionneur confirme : "Elle a mis beaucoup d’énergie et de conviction. Elle avait un peu d’appréhension au début, mais il ne faut pas oublier qu’elle n’a encore jamais joué en première division." Ce sera pour la saison à venir, puisque Bruna Pezelj, qui rêve à terme d’étranger, évoluera dans un club de Ligue A, pas encore connu. L’occasion sans doute de reparler de cette grande espoir du volley dont les modèles se nomment Franchesca Piccinini et Iekaterina Gamova. Sacrées références…
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France/Espagne à Pau. Après son premier stage à Belfort où elle a été dominée par la Belgique (1-3, 0-3), l'équipe de France est depuis dimanche dernier à Pau pour un second stage de préparation au Tournoi de qualification au Championnat du monde (31 mai-4 juin au Portugal). Elle affronte deux fois l'Espagne en amical, samedi à 20h30, dimanche à 17h30, dans la Salle des Anglais.