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15/06/2017
Ligue Européenne : Le point avec Félix André
Moins de deux semaines après le TQCM au Portugal, l’équipe de France attaque de vendredi à dimanche la Ligue Européenne avec un tournoi aller en Géorgie. Le sélectionneur Félix André évoque le bilan du TQCM et cette nouvelle compétition qui débute.
Le TQCM : "Déçu mais pas abattu"
"Nous sommes déçus par les résultats, j’espérais repartir du Portugal avec au minimum deux victoires, nous sommes repartis avec aucune, ce n’est pas positif. Je pense que nous ratons les occasions, notamment sur les deux matchs perdus au tie-break, ce ne sont pas les adversaires qui nous font déjouer complètement. Sur le premier match contre le Portugal (2-3), nous sommes tétanisés par l’enjeu, nous sommes le lendemain dans un état neutre contre la Slovénie (0-3), l’équipe s’est ensuite mieux comportée face à la Finlande (0-3), l’Estonie (2-3) et l’Allemagne (1-3). Le match qui me laisse des regrets, c’est celui contre la Finlande, on prend un 3-0 sévère sur le papier, qui ne reflète pas le jeu, mais dans les têtes, on a abandonné. Je l’avais dit au début : notre pire ennemi, c’est nous-mêmes, on en a eu confirmation sur ce tournoi. C’est dommage parce que le dernier match contre l’Allemagne était plutôt abouti, nous perdons 3-1 contre une équipe allemande qui avait terminé deuxième au tournoi de Montreux, un des plus gros tournois internationaux, c’est la preuve que nous sommes capables d’approcher par moments un certain niveau. Au final, je suis déçu mais pas abattu, il faut utiliser ce TQCM comme compétition repère et qu’il nous serve de leçon pour la suite. Il faut comprendre aussi que les joueuses n’avaient aucun repère par rapport aux années précédentes, elles sont entrées dans cette compétition avec seulement deux semaines de travail et quatre matchs amicaux derrière elles, ce groupe ne se connaissait pas avant le premier stage à Belfort. Maintenant, ce n’est pas forcément une excuse, nous devons être capables de gérer cette situation et les filles doivent comprendre que sur ce genre de tournoi, les équipes en face jouent leur vie sur le terrain."

Le groupe : 3 changements
"Par rapport au TQCM, nous avons procédé à trois changements : Laurianne Delabarre a été remplacée par Nina Stojiljkovic, Christina Bauer par Amandha Sylves, Amandine Giardino par Bruna Pezelj. Pour Amandine, c’est parce qu’elle a ressenti une douleur au pied, nous avons décidé de lui laisser un peu de repos pour qu’elle récupère ; pour Christina, c’était convenu avec elle en amont, nous avons du coup fait appel à Amanda Silves et Eva Elouga qui vont se relayer au centre sur la Ligue Européenne, ce sont de très jeunes joueuses à fort potentiel que nous voulons voir dans le cadre du Projet Génération 2024. Elles n’ont pas encore connu le niveau professionnel, la première a 16 ans et va entrer à l’IFVB, la seconde fait partie de l’IFVB. Quant à Laurianne, elle avait des examens universitaires à passer et c’était l’occasion de voir nos trois passeuses à l’œuvre, c’était là aussi prévu à l’avance."

La Ligue Européenne : "Une compétition de travail"
"Nous sommes arrivés en Géorgie vendredi dernier pour un stage très studieux. Le gros objectif de l’été, c’est le World Grand Prix, donc nous nous servons de ce stage et de la Ligue Européenne comme un moment de travail physique et de volley, d’autant que même si nous nous qualifions pour le Final Four, nous ne pourrons pas le jouer car nous serons sur le Grand Prix. Nous sommes dans une démarche d’apprentissage, je demande avant tout du sérieux et de l’engagement dans le travail à l’entraînement. Maintenant, sur ce tournoi en Géorgie, l’objectif, c’est de retrouver la victoire, peu importent les moyens et l’adversaire. L’Ukraine apparaît comme la nation forte, avec le retour de Nadia Kodola qui joue au RC Cannes ; la Géorgie, je découvre, nous l’avons battue 4-0 en amical lundi, c’est a priori l’équipe la moins forte, mais elle aura l’avantage de jouer devant son public ; le Monténégro est une valeur montante du volley européen, je pense que nous sommes proches. Donc je veux retrouver la victoire et si ce n’est pas le cas, je veux au moins qu’on mouille le maillot à tous les moments. Il faut arriver à franchir un cap sur l’engagement et l’agressivité en match, pour l’instant, je ne vois pas les mêmes choses à l’entraînement qu'en match. Nous avons besoin de ça avant de retrouver notre public la semaine suivante à Nantes, où nous aurons envie de bien faire dans une ville de volley-ball."
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Ligue Européenne, mode d'emploi. Pour la deuxième année consécutive, l'équipe de France participe à la Ligue Européenne. Placée dans la Poule B avec la Géorgie, le Monténégro et l'Ukraine, elle dispute deux tournois, le premier, de vendredi à dimanche, à Tbilissi, le second, du 23 au 25 juin, dans la Salle de la Trocardière, à Nantes-Rezé, chaque formation s'affrontant une fois sur chaque tournoi. Sur les trois poules, quatre équipes (le premier de chaque poule et le meilleur deuxième) se qualifient pour le Final Four qui aura lieu début juillet et auquel l'équipe de France, qui disputera le World Grand Prix à cette date, ne pourra quoi qu'il en soit pas participer.