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22/05/2017
Tillie : « On a besoin de la qualification »
L’équipe de France attaque mercredi par un match face à l’Islande le Tournoi de qualification au Championnat du monde 2018 qu’elle accueille jusqu’à dimanche au Palais des Sports de Gerland. Le sélectionneur Laurent Tillie évoque ce tournoi capital.
C’est la première fois que le groupe se retrouve depuis Rio, avez-vous senti de l’enthousiasme au moment du rassemblement ?
Ce n’était pas tout à fait le même enthousiasme qu’avant, parce que le groupe a pas mal évolué, il y avait une sorte d’attentisme, on ne savait pas trop sur quel pied danser, avec une nouvelle histoire, un nouveau tournoi qui arrive vite, la nécessité de performer dans un laps de temps très court, cela a demandé beaucoup d’ajustements.

Le visage de cette équipe de France a été considérablement rajeuni par rapport au groupe de l’an dernier, comment gérez-vous ce renouvellement ?
Avant les Jeux, il y avait déjà eu un petit renouvellement, là, c’est un gros renouvellement. Il y a toujours un peu de frustration pour les joueurs blessés comme Kevin (Tillie) ou Franck (Lafitte), de la nostalgie aussi pour les joueurs qui ont arrêté ou qu’on a écartés, mais ces joueurs ont l’habitude de ces turn-over et comme nous avons des objectifs élevés, l’intégration doit se faire rapidement. Ce qui a d’ailleurs été le cas, je m’en félicite, ça s’est fait très naturellement, je n’ai pas besoin de jouer les GO, les nouveaux suivent les habitudes du groupe, sans qu’on ait besoin de donner des consignes.

Etes-vous revenu sur les JO avec vos joueurs ?
Oui, nous l’avons fait mercredi dernier à Tours. C’était bien, tout le monde a parlé, a donné son point de vue, nous avions besoin d’exprimer notre déception en famille, nos ressentis, c’était un deuil collectif pour rebondir. 

Etait-ce important de tourner la page de Rio ?
Oui. Tant que nous ne l’avions pas exprimée entre nous, cette déception restait dans notre tête, nous avions besoin de clarifier la situation et j’ai apprécié que tout le monde ait pris la parole.

Compte tenu de la préparation très courte que vous avez eue pour ce TQCM, avez-vous des interrogations au moment de débuter la compétition ?

J’ai toujours des interrogations. Ce qui est difficile sur une préparation courte en fin de saison, c’est de retrouver un niveau physique égal pour tout le monde, certains avaient arrêté depuis trois semaines, d'autres depuis 10-15 jours et étaient en pleine décompression, d’autres quelques jours seulement. La première semaine, il faut arriver à remettre tout le monde au même niveau de façon à ce qu’ils puissent ensuite avoir le même niveau d’entraînement. Dans un second temps, on a essayé d’augmenter la qualité des entraînements, ce n’était pas évident, parce qu’on a senti qu’il y avait un manque de concentration sans doute liée à la fatigue, mais ça s'est amélioré petit à petit.

"L'Allemagne, un gros challenge pour nous"


Avez-vous  des doutes quant au niveau que cette équipe de France va avoir lors de ce TQCM ?
Oui, il y a toujours de l’angoisse ou plutôt de l’incertitude. Quels que soit la compétition et le moment, on est toujours un peu inquiet du niveau qu’on va avoir, encore plus maintenant, parce que c’est une reprise et parce qu’il y a de nouveaux joueurs, en sachant aussi que ce tournoi s’annonce très compliqué avec la Turquie et l’Allemagne, plus les trois autres équipes qu’il ne faut pas sous-estimer.

Sur le papier, l’équipe de France est-elle favorite ?
Nous ne raisonnons pas comme ça. Nous avons cinq matchs à jouer et cinq matchs à gagner si on veut être qualifiés, un point, c'est tout. Nous avons désormais suffisamment d’expérience pour dire que tout peut arriver, on essaie de notre côté d’avoir la meilleure préparation pour réduire la part d’incertitude dont je parlais. Ce qui est certain, c’est que nous avons besoin de cette qualification pour tout ce qu’on doit faire derrière.

Que pouvez-vous nous dire de vos adversaires ?
Si on prend dans l’ordre des matchs, l’Islande est un adversaire qu’on connaît peu et qui, sur le papier, apparaît un peu en retrait ; l’Ukraine, il faut s’en méfier parce que c’est toujours une équipe assez physique qui peut poser des problèmes si un ou deux joueurs ont des moments de folie, on pense surtout à Diachkov qui joue en France (Montpellier) ; après, la Turquie, une équipe elle aussi physique et puissante, avec une grosse prise de risques au service et en attaque, il faudra être très propre sur ce match ; l’Azerbaïdjan, c’est aussi une équipe que nous connaissons moins mais que nous allons avoir bien le temps d’étudier sur ses premiers matchs et enfin l’Allemagne qui, pour moi est autant favorite que nous sur ce tournoi. Ils sont troisièmes du Championnat du monde, arrivent avec tous leurs gros joueurs et un nouveau coach (Andrea Giani), c’est un gros challenge pour nous.