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07/05/2017
Finales LNV : Chaumont et Mulhouse sacrés
Disputées dimanche, les finales LNV ont sacré pour la première fois Chaumont, vainqueur 3-0 de Toulouse, et Mulhouse, qui a fini par faire plier Le Cannet (3-2). Rennes monte en Ligue A au détriment de Cannes, relégué.
Finale masculine : Chaumont tout en maîtrise
Entre deux équipes qui disputaient à Coubertin la première finale de Championnat de leur histoire, le scénario s’annonçait indécis, il ne l’a finalement pas été, puisque Chaumont, premier de la saison régulière, a terminé sa saison en apothéose, vainqueur en trois manches (25-16, 25-21, 27-25) d’une formation de Toulouse qui n’est pas parvenue à se libérer malgré les coups de boutoir de son pointu belge Bram Van den Dries, meilleur marqueur du match (16 points). "Ce n’est pas nous ça. Le plus rageant, c’est le visage que l’on a montré. On ne mérite pas ça", regrettait, ému, le coach des Spacer’s, Cédric Enard, dont c’était le dernier match sur le banc toulousain. Dans le camp d’en face, inutile de dire que l’ambiance était tout autre, les partenaires d’un Jonas Aguenier impérial au bloc malgré sa fracture de fatigue au tibia (6 des 14 blocs de Chaumont) et de Stephen Boyer (13 points) ayant fêté avec leur impressionnant kop ce titre historique. "Je crois que l’on a montré de la qualité et que l’on va pouvoir construire et même s’améliorer encore. Ce titre est une bonne chose pour construire et la Ligue des Champions va être une bonne expérience pour nous", a commenté l’expérimenté coach italien Silvano Prandi, se projetant déjà sur la saison prochaine.

Finale féminine : Mulhouse au bout du suspense
Un sacre de champion de France se joue parfois à rien. Les supporters et les joueuses du Cannet sont malheureusement pour eux bien placés pour le savoir après la finale féminine disputée samedi dans un Coubertin bouillant : dans une fin de quatrième set au couteau face à Mulhouse, l’équipe azuréenne a en effet cru un instant remporter le titre, lorsque, sur une de ses cinq balles de match, une attaque alsacienne est sortie du terrain. Seulement, une faute de filet du Cannet a finalement été décelée, offrant du sursis à l’ASPTT qui, grâce notamment à une percutante Maëva Orlé (24 points), bien épaulée par Angle Bland (18 points, à 58% en attaque), a fini par remporter cette quatrième manche (36-34), puis le tie-break dans la foulée (15-9) après deux ultimes contres de la même Maëva Orlé. Après huit échecs en finale du Championnat face au RC Cannes, le premier en 1998, Mulhouse tenait enfin son Graal, faisant dire à sa coach et ex-joueuse, Magali Magail, très émue : "Enfin ! 19 ans après. J’ai pris quelques rides, mais nous y sommes arrivés. Avec ce titre, ce groupe est uni à jamais." En face, inutile de dire que la déception est terrible : les partenaires d’Alexandra Lazic (20 points), grâce à un contre efficace (avec notamment une bonne partie de la future internationale Marie-France Garreau-Dje) et une défense de tous les instants, ayant fait trembler le premier de la saison régulière… Ce dernier a eu le dernier mot (25-18, 17-25, 23-25, 36-34, 15-9) après 2h21 d’un passionnant mano a mano, s’offrant le premier titre de son histoire…

Finale Ligue B : Rennes enfonce Cannes

Il y avait beaucoup de tristesse samedi après-midi dans les regards des joueurs, du staff et des dirigeants de l’AS Cannes : après 38 saisons sans discontinuer parmi l’élite, le club azuréen évoluera en Ligue B lors du prochain exercice, la faute à sa défaite face à Rennes (23-25, 25-20, 21-25, 21-25). Toujours privés du central international Horacio D’Almeida, les hommes d’Arnaud Josserand, 11e de la saison régulière, ont connu trop de bas lors de ce match couperet pour échapper à la relégation. A contrario, Rennes, dont le précédent passage par Coubertin il y a un an s’était terminé par une cruelle défaite en finale de la Coupe de France face à Ajaccio, a pu fêter avec ses supporters cette remontée dans l’élite, trois ans après sa descente…