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Très bien ! J’ai rejoint un club qui est en reconstruction, qui vient de remonter en première division après avoir déjà été champion (cinq titres entre 1974 et 1981, ndlr). Ça se passe très bien, ils sont très professionnels, très attentifs à la joueuse et à ses besoins. Tout ce travail se résume dans le fait qu’on soit troisièmes du championnat pour le moment.
Ce n’est donc pas un promu qui vise simplement le maintien ?
Non, mais ils sont très humbles. C’est surtout un projet. L’idée de départ était d’abord de se maintenir, et ensuite de voir jusqu’où on peut évoluer.
Vous êtes à cinq victoires pour seulement deux défaites pour le moment, est-ce une belle surprise ?
Oui, je pense qu’on ne nous attendait pas à ce niveau-là. On a une équipe qui est vraiment pas mal. On est quatre étrangères, avec de l’expérience, il y a un mix avec plusieurs jeunes, dont une joueuse de 17 ans, déjà internationale grecque. Il y a un bon mélange entre l’expérience et la jeunesse.
As-tu vite trouvé tes repères dans ce collectif ?
Je suis arrivée la dernière, mais ils ont été très accueillants. Le coach m’a laissé une semaine pour prendre mes repères et voir ce que donne l’équipe, et ensuite on a pris le temps de discuter et d’échanger. On est constamment dans le dialogue et dans le souhait de progresser.
Comment communiquez-vous dans un vestiaire comme celui-là, avec une majorité de joueuses grecques ?
On a une Turque, une Bulgare, une Ukrainienne et moi. On parle en anglais. Après, les Grecques parlent dans leur langue quand elles ont des histoires à se raconter (rires). Ça se passe bien entre nous. Mais je dois le dire, mon rêve depuis que je suis toute petite, c’est d’apprendre le grec, donc je suis pas mal entourée ! Pour l’instant je suis dans l’écoute. C'est comme cela que le turc est aussi rentré dans mon oreille. Je ne le parle pas, mais au bout de deux ans, je commençais à comprendre ce qui se racontait dans le vestiaire. Pour le moment, j’écoute. Je commence à retenir quelques mots. Et ensuite j’aimerais bien prendre des cours de grec.
Tu commences à avoir l’habitude de découvrir de nouveaux pays et de nouveaux championnats, et ton parcours dessine une belle carte de l’Europe. Est-ce plus facile pour l’adaptation ?
J’aime bien changer, et je pense que je m’adapte facilement. Je sais que ce n’est pas forcément le cas pour tout le monde. Cela ne me pose pas de souci de changer, j’aime bien découvrir un nouveau pays, une nouvelle culture, et un nouveau volley aussi. J’ai commencé avec la Slovénie. Initialement, c’était pour avoir du temps de jeu. Ensuite, c’était pour gravir les échelons, aller dans des équipes qui visent le titre, ou qui jouent une Coupe d’Europe, jusqu’à ce que j’arrive en Turquie où j’ai passé deux supers saisons. Et là, la vie m’a emmenée en Grèce, et je suis très heureuse.
Comment est-ce que ça se passe à chaque fois ? Les clubs doivent savoir que tu n’as pas peur de bouger ?
Cela dépend des opportunités et des propositions. J’attends de voir ce qu’on peut me proposer, j’évalue la situation avec mon agent, et on fait un choix. Pour la Grèce, je sais que mon coach a appelé quelques personnes pour en savoir plus sur moi, il m’a dit qu’il n’avait entendu que du positif. Je pense que je peux m’adapter sans souci en fonction des pays et des clubs.
Est-ce que tu vois beaucoup de différences selon les pays et les championnats, au niveau du jeu ou de la vie en général ?
Culturellement, oui et non, parce que je suis quand même beaucoup restée dans les Balkans. Chaque pays est différent, mais il y a quand même des similitudes, notamment au niveau culinaire par exemple. Au niveau du volley, il y a surtout des différences de niveau. Clairement, le championnat turc est beaucoup plus fort et beaucoup plus médiatisé, beaucoup plus regardé. C’était de loin le meilleur. Ensuite, c’est assez différent d’année en année, cela dépend de l’équipe, si je signe dans une équipe qui vise le titre par exemple. Je ne saurais pas dire qui gagnerait si je jouais avec mon équipe roumaine contre mon équipe slovène ou mon équipe grecque et mon équipe serbe. Mais sinon, c’est toujours intéressant de découvrir un autre volley, un autre coach, une autre vision du jeu.
En dehors de la France et de la Serbie, qui sont particuliers pour toi, quel pays as-tu préféré jusqu’ici ?
C’est une question difficile ! Tous les pays ont vraiment des choses intéressantes à proposer. Pour l’instant, je pense que c’est la Grèce. Je suis à Athènes, c’est une ville magnifique. De Kifissia, je suis à seulement 15 minutes du centre d’Athènes. Aujourd’hui, il pleut, mais cela doit être seulement le deuxième jour depuis que je suis arrivée (rires). Le climat est super, il fait beau, il y a la mer, on mange bien. C'est super.
Dernière question géographie : est ce qu’il y a des pays qui te font rêver ? On a vu cette année plusieurs joueurs français tenter l’aventure au Japon par exemple...
J’aimerais bien essayer des pays qui ne sont pas en Europe, comme les Etats-Unis ou le Japon. Mais quand j’y pense, je me dis que c’est super loin ! Je ne sais pas trop si ça me plairait d’être aussi éloignée de ma famille. Ensuite en Europe, il y a plein d’autres pays qui proposent du volley, et où je pourrais jouer. Mais je pense que pour l’instant, j’aimerais bien rester un peu plus fixe.
"Avec les Bleues, on est en constante évolution"
C’est un vrai succès pour notre équipe et pour le volley féminin. Après l’année dernière et le maintien sportif en VNL, on termine cette année aux portes des playoffs. Ça montre qu’on évolue. Et de toutes façons, j’espère ne pas parler trop vite, mais j’ai l’impression qu’on est en constante évolution depuis quasiment 10 ans. Evidemment, on a eu quelques petits échecs, si on peut appeler cela des échecs, comme la Challenger Cup en Croatie (défaite en quart de finale en 2022, ndlr). L’année d’après, on a réussi à la gagner. J'ai l’impression qu’on est en constante évolution, même si on n’a pas réussi du premier coup à se qualifier pour la VNL ou à remporter la Golden League. Et je pense que cela s’est encore plus vu cette année. C’est difficile d’arriver au très haut niveau et de s’y tenir. On a réussi à montrer qu’on était capable de proposer un volley de haut niveau. Il faut qu’on continue à travailler si on veut espérer, peut-être, gagner des médailles.
Le groupe s’est étoffé cet été, sur de nombreux postes, notamment le tien. Ton rôle a quelque peu évolué, parfois tu entrais en jeu, sur la fin du Mondial tu étais plutôt titulaire. Comment as-tu vécu cela ?
J’ai manqué la première étape de la VNL. Honnêtement, je pense que c’était nécessaire, au bout de 10 ans non-stop avec l’équipe de France, c’était la première fois que je manquais une partie d’une compétition. Ensuite, les choses se sont faites naturellement. Enora (Danard-Selosse) a super bien géré. Elle a continué sur l’élan de sa saison avec Mulhouse. Quand je suis arrivée, il n’y avait pas lieu de changer, parce qu’on jouait très bien. Mais je me tenais prête à rentrer, parce que je sais qu’à cet âge-là (Enora Danard-Selosse a 22 ans, ndlr), il faut tenir tout un été, ce n’est pas facile de gérer l’équipe sur une aussi longue période. Surtout au niveau auquel on est arrivé ! Je me tenais prête, parce que ce n’est pas évident de tenir la baraque pendant tout l’été. Sur la fin, il y avait ce championnat du monde qui, en plus, comptait beaucoup pour moi. Quand j’ai commencé en équipe de France, on ne parlait même pas du championnat du monde, on parlait de ne pas tomber en Silver League. Ce Mondial était le premier pour nous, on avait fait le boulot pour se qualifier. J’étais prête à rentrer, à aider, et c’est ce qu’il s’est passé. Ça a bien marché pour l’équipe.
Vous devez avoir hâte de vous retrouver pour l’été prochain, pour la suite de l’aventure...
Ça fonctionne bien entre nous. L’été prochain, il y aura la VNL où l’on se dit qu’on peut rentrer dans le Top 8, peut-être. Et ensuite le championnat d’Europe, où l’on reste sur deux quarts de finale. On aimerait bien tenter quelque chose d’un peu plus fort l’été prochain...



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