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En atteignant ce stade de la compétition pour la première fois de son histoire, la France, qui n’avait auparavant participé au Mondial qu’à trois reprises (1952, 1956, 1974), a d’ores et déjà dépassé ses objectifs de départ. Mais au vu de sa dynamique et du niveau de jeu affiché contre la Chine, 5e nation mondiale, elle ne s’interdit plus de rêver plus haut au moment de défier à Bangkok une équipe du Brésil qui est un poids lourd du volley mondial. Son palmarès le prouve, avec deux titres de champion olympique (2008 et 2012), quatre médailles d'argent mondiales (la dernière fois en 2022), et, récemment, le bronze aux JO de Paris en 2024 et une deuxième place cette année sur la Volleyball Nations League derrière l’Italie.
"C’est une nation qui pèse dans le volley-ball, quasiment toujours dans le dernier carré de toutes les compétitions depuis des années, analyse Félix André, entraîneur adjoint de l’équipe de France. Elles ont donc bien plus l’habitude que nous de ces rendez-vous, ce qui est forcément un atout." Les autres arguments de cette Seleçao, qui a dominé la République dominicaine en quarts de finale (3-1) ? "Elles ont Gabi, une des meilleures joueuses de la planète à l'heure actuelle, si ce n’est la meilleure, c'est un mastodonte de la discipline, mais aussi une profondeur de banc impressionnante, on l’a bien vu en poule contre nous", répond ce dernier.
Les deux équipes se sont en effet déjà affrontées en poule le 24 août à Chiang Mai, et comme en juillet dernier à Chiba (Japon) en Volleyball Nations League, le Brésil ne s’en est sorti qu’au tie-break, mené 2-0 avant de renverser le cours du match, grâce notamment à l’entrée en jeu de la pointue remplaçante Rosamaria. Preuve en tout cas que les partenaires d’Héléna Cazaute qui, sur ce Mondial, n’a pas grand-chose à envier à Gabi et autres, ont des arguments pour faire douter le Brésil. "On sait qu’on peut les accrocher, parce qu’on a réussi à le faire deux fois cette saison, on sait aussi qu’on va avoir des difficultés, la clé sera de réussir à faire face à cette adversité", commente avec lucidité Amélie Rotar.
Félix André confirme : "Comme la Chine, le Brésil est une équipe sûre de sa force, il faudra donc encore faire preuve de résilience, car on sait qu’il y a des moments où on va souffrir dans le match. Mais on sait aussi qu’on aura des opportunités et qu’il faudra être capables de les saisir, la clé sera de garder la tête froide." Ce qui est finalement la marque de cette équipe de France sur le Mondial et clairement un élement majeur de sa progression ces derniers mois, elle, qui, les années précédentes, avait tendance à baisser mentalement dans les moments difficiles.
"Ce côté résilient est effectivement ce que je retiens, abonde Félix André. Contre la Chine, on gagne le deuxième set alors qu’on a quatre points de retard, pareil contre la Grèce, on est à six points dans le troisième et on parvient à passer devant." Cette force mentale nouvelle, qui n’est pas sans rappeler celle qui anime depuis des années l’équipe de France masculine, les Bleues en auront bien besoin pour de nouveau perturber le Brésil, mais joueuses et staff savent que cela ne suffira pas : "Face à une telle équipe qui a un jeu offensif bien léché, il faut absolument bien servir pour perturber son organisation défensive, il faut empêcher que la passeuse soit dans un fauteuil et, de notre côté, être bien en place en bloc/défense. Ce qui est sûr, c’est que si on veut réussir un nouvel exploit, il va falloir sortir un deuxième match stratosphérique d’affilée", ajoute l’entraîneur adjoint tricolore.
Présent sur le banc français depuis 2017 et le début de la reconstruction de l’équipe de France féminine (alors au-delà de la 50 place mondiale), ce dernier est bien placé pour mesurer ses progrès, peuvent-ils déboucher jeudi sur une historique place dans le dernier carré du Championnat du monde ? "On a fait quelque chose d’extraordinaire, mais on a envie de continuer à rêver, répond Amélie Rotar. Ce qui est sûr, c’est qu’on va y aller en kiffant." Et si c’était ça, la clé de l’exploit, face à des Brésiliennes favorites sur le papier ?
Les 14 Bleues pour le Championnat du monde (entre parenthèses, le club de la saison 2025-2026)
Passeuses : Enora Danard-Selosse (Mulhouse), Nina Stojiljkovic (Zaon Kifisia/Grèce)
Libéros : Juliette Gelin (Milan/Italie), Amandine Giardino (Le Cannet)
Réceptionneuses/attaquantes : Amélie Rotar (Götzepe SK Izmir /Turquie), Sabine Haewegene (Chamalières), Nawelle Chouikh-Barbez (Chamalières), Héléna Cazaute (VakifBank Istanbul/Turquie)
Pointues : Iman Ndiaye (Nilüfer Belediyespor Bursa/Turquie), Lucille Gicquel (Toray Arrows Shiga/Japon)
Centrales : Amandha Sylves (Pinerolo/Italie), Fatoumata Fanguedou (Chamalières), Eva Elouga (Béziers), Camille Massuel (Cannes)
Le programme des Bleues au championnat du monde en Thaïlande (heure française)
Poule C, à Chiang Mai :
Vendredi 22 août : Porto Rico/France 1-3 (22-25, 18-25, 25-21, 14-25) Les stats
Dimanche 24 août : Brésil/France 3-2 (21-25, 20-25, 25-15, 25-17, 15-13) Les stats
Mardi 26 août : France/Grèce 3-1 (17-25, 25-21, 28-26, 25-17) Les stats
Phase finale à Bangkok :
Dimanche 31 août, 8e de finale : Chine/France 1-3 (20-25, 25-27, 25-22, 20-25) Les stats
Jeudi 4 septembre (12h), quarts de finale : France/Brésil












